L’APA et moi (6) : Mettre la pédale douce
Bernard M.
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On me le dit assez souvent autour de moi : « Alors, encore dans tes trucs d’APA ? ». Eh oui, cela envahit parfois un peu trop mon espace au détriment de la vie familiale, amicale, des sorties ou des voyages que l’on voudrait programmer.
Et c’est vrai que, moi-même, je ressens aussi par moments un certain trop plein…
Le plus lourd de tout ça est le suivi de la vie quotidienne de l’association. C’est lié au poste de « coordination générale » que j’occupe au sein de la direction collective que nous avons mise en place. Un poste qui veut tout dire et rien dire en même temps. Mais qui me contraint à suivre, de plus ou moins près, toutes les affaires et à être membre du CA comme du bureau. En tout cas, la quantité de mails que j’échange sur ma boîte mail spécifique aux affaires de l’APA est effrayante. Et le temps, bien sûr passé là-dessus n’est pas le plus passionnant, on est dans l’administration, l’organisation, pas vraiment dans les contenus eux-mêmes. Mais, par ailleurs, ce sont des tâches évidemment indispensables.
Mais j’ai d’autres casquettes aussi.
Je fais partie du comité de rédaction de La Faute à Rousseau. Ça, j’aime vraiment, et je ne me vois pas le lâcher. Je regrette même de ne pas pouvoir assister à toutes les réunions.
Je fais partie du groupe libre de Toulouse. Certes je n’y exerce pas de responsabilité particulière, mais là aussi je m’efforce d’être présent au maximum possible de réunions. Mais nous avons aussi créé un groupe de lecture de textes du fonds, ce qui est autrement prenant, d’autant plus que, pour le coup, c’est moi qui en assure la coordination et qui en suis le référent. Plusieurs membres du groupe de Toulouse s’investissent aussi dans la préparation de lectures publiques théâtralisées de textes du fonds que l’APA donne à certaines occasions. Ce sera le cas aux Journées d’Ambérieu où nous présenterons une lecture de textes issus d’archives familiales provenant de divers pays européens. Nous sommes en pleine préparation avec la comédienne qui nous pilote dans ce travail. C’est assez lourd et je regrette un peu de m’y être engagé cette année. En même temps, je dois reconnaître que j’aime bien cela aussi, cela comble un peu le regret que j’aie de ne pas m’être impliqué dans une activité de théâtre amateur au cours de ma vie.
Je participe aussi activement à la rédaction et à la publication des informations sur le site de l’APA. À l’exception d’un seul, c’est moi qui ai fait tous les articles du mois d’avril, soit une dizaine. Il faut rédiger et ensuite publier, ce qui est beaucoup moins simple qu’avant avec ce nouveau site qui offre de nouvelles fonctionnalités, mais qui est un peu usine à gaz. Et, comme, en outre, je trouve que cette nouvelle version est bien moins aisée à consulter et visuellement moins agréable que la précédente, je ne me sens pas encouragé, pèse sur moi ma nostalgie de l’ancien site.
Bref toutes ces activités, ça fait beaucoup !
D’autant que je voudrais aussi dégager du temps pour des activités d’écriture personnelle. J’ai au moins un projet qui me titille depuis déjà quelques années, mais pour lequel je n’ai pas encore écrit la moindre ligne. Et je voudrais aussi pouvoir me pencher sur de nombreux journaux personnels anciens qui sont pour l’instant sous forme exclusivement manuscrite. Je me propose de les transcrire et, si possible de les commenter avec mon point de vue d’aujourd’hui. J’ai fait cela sur des journaux d’adolescence, c’est assez passionnant de poser le regard du présent sur le passé, mais c’est un travail assez long. Et les années passent, je ne rajeunis pas, bref, si je veux me donner les chances d’aboutir, il faudrait que je commence à m’y mettre.
Donc oui, il faudrait que je mette la pédale douce du côté de mon investissement dans l’APA. Mais que lâcher ? Ce serait évidemment la partie du suivi de la vie associative qu’il faudrait que j’allège. Mais je ne vois pas bien comment faire cela à moitié. Et aussi les interventions sur le site, puisque je ne me retrouve plus vraiment dans ce qu’il est devenu. Je pourrai éventuellement lâcher totalement, ne plus y mettre le nez en tant que contributeur, me contenter de le consulter.
Mais là, je me heurte à un autre problème, personnel celui-là : ma difficulté à lâcher-prise…
Me voici en tout cas au terme de mes billets rédigés dans le cadre de cette collecte L’apa et moi. Merci à Pierre de nous avoir engagé dans ce chemin de revisite de nos rapports à l’association. À voir la richesse des billets produits par les un(e)s et les autres, je ne doute pas que l’on pourra en tirer un beau cahier de l’APA.