Le jardin anglais par Charles Wright
Élisabeth Gillet-Perrot
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Il y a quelques années, j’avais suivi avec bonheur Charles Wright sur Le chemin des estives, sa part française du côté de sa mère.
Et je viens de suivre ses trois semaines en Angleterre avec son père, à la recherche, cette fois-ci de sa part anglaise.
La lecture de Le jardin anglais est un régal de précision, d’humour, de comparaison entre ses deux pays, les deux racines de l’auteur.
Charles nous fait parcourir en présence de son père, de sa tante et de ses cousins plusieurs régions d’Angleterre à la recherche de souvenirs, car, dans son enfance, il passait des vacances chez sa grand-mère Banga, une originale.
Ils partent aussi en équipée, chacun conduisant à tour de rôle à la recherche des cimetières où trouver quelques révélations.
Il cite avec bonheur Théophile Gautier qui considérait les Anglais comme « des barbares vernis ». La lecture d’Hamlet ponctue aussi plusieurs de ses réflexions existentielles.
J’y retrouve aussi la subtilité d’analyse de la langue anglaise que je connais bien. En fait, une langue ne se contente jamais d’énoncer un monde déjà donné, elle l’ordonne, le façonne, un peu comme un musicien interprète une partition. Passer de l’anglais au français, ce n’est pas seulement changer d’idiome, c’est vivre le monde d’une autre façon.
Comme Charles fait plusieurs fois allusion au fait que son éditrice le harcèle pour qu’il écrive ce livre, je ne peux que la remercier d’avoir fait que ce très beau récit autobiographique ait abouti.
Et j’attends avec impatience le suivant.
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