Chroniq’hebdo | De cette chronique, de Martin Parr et des élections
Pierre Kobel
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Alors voilà, depuis deux jours, j’ouvre le fichier de ma chronique et, ça m’est déjà arrivé, je suis incapable de trouver le fil de la pelote pour écrire quelque chose. J’entends les réflexions autour de moi : « Mais, qu’est-ce que tu te mets la pression ? Tu n’es pas obligé d’écrire chaque semaine. Personne ne t’y oblige. » Si, moi ! Je me retrouve dans la situation de tout diariste. Il y a des jours sans ou du moins où on a l’impression de ne faire que se répéter. Mais je tiens à cette chronique, elle fait partie de mes repères hebdomadaires, c’est pour moi une discipline que de la réaliser.
Et pourtant, ma semaine n’est pas vide, j’ai lu, j’ai écrit, j’ai travaillé pour moi et pour l’APA. Pour le prochain numéro de la Faute à Rousseau, je m’intéresse au photographe Martin Parr, dont l’œuvre fait l’objet d’une grande rétrospective au Jeu de Paume. Parr est de ces artistes auquel il m’a fallu m’acclimater. Ses photos ne m’ont pas séduit d’emblée, je restais à distance, il s’exprimait dans des registres éloignés de mon propre regard et des photographes que j’aime. Je me suis laissé faire, ma curiosité est insatiable, et je me réjouis à l’avance du texte que j’écrirai pour la revue.
Sinon, depuis hier soir, bien que je veuille m’en défendre, j’ai passé du temps à lire des articles, écouter des débats sur les municipales. Beaucoup d’agacement tant ça manque d’originalité, mais ce qui me contrarie toujours le plus, c’est ce taux d’abstention si bas. Et de me demander pourquoi les gens restent à l’écart de ce qui les concerne au quotidien. Bon, dans l’histoire, j’ai gagné un week-end tranquille, le maire de ma commune est réélu dès le premier tour !
Sur ce, excusez mon propos un peu décousu, et à la semaine prochaine. Promis !
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« Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? » (ELC)