Chroniq’hebdo | De l’APA, des archives et des publications
Pierre Kobel
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Ambérieu, ville de mémoire. Début d’un séjour d’une semaine en cette ville où siège notre association. Après un voyage agréable en compagnie de Claudine, qui vient ici poursuivre ses chantiers de lecture et répondre à des rendez-vous divers, nous nous sommes installés dans le gîte de nos amis apaïstes et ambarrois, lieu de paix et de repos où le jardin ouvre à des perspectives bien plus vastes que ses mesures limitées.
Aujourd’hui, nous avons retrouvé celle qui est devenue le pivot incontournable de l’APA, notre directrice dont l’énergie permet une reconnaissance du travail de tous. Et puis être dans ces murs, c’est pour moi retrouver un sentiment que j’y éprouve à chaque fois que j’y viens, celui d’une profonde résonance avec l’esprit de ceux qui y ont déposé leur mémoire.
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Ce matin, nous étions dans la salle des archives à la recherche de textes qui parleront à des lycéens que Claudine doit rencontrer prochainement. J’avais entre les mains des carnets, des pages venus de loin dans le temps, mais d’une présence intense par la force des mots qu’ils contiennent. Nous sommes là loin de la littérature au sens où l’entendent ses acteurs habituels : auteurs, éditeurs, critiques. J’éprouve quelque chose de violent à lire ces pages, ce sont les témoignages d’une vérité intérieure, d’une nécessité brute quand celles des écrivains sont d’un autre ordre.
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Dans la salle voisine de celle où j’écris cette chronique au milieu des carnets et des cartons de documents que nous avons apportés avec nous, sont mises en exergue les publications de l’APA. Faute à Rousseau, Cahiers de l’APA, Garde-Mémoire, autant de documents qui sont plus qu’une trace de notre travail. C’est la mise en valeur de ce fonds d’archives évoqué plus haut, c’est une façon de donner une respiration à ces textes. Durant la semaine passée, j’ai passé de longues heures à élaborer des projets pour pouvoir proposer aux amis avec qui nous travaillons des évolutions futures de ces publications.
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Ici je me sens loin des soubresauts du monde, mais la guerre d’Israël et des États-Unis contre l’Iran se poursuit, provoquant un choc énergétique chez nous. Notre inconscience, notre aveuglement n’y peuvent rien, nous subissons déjà les conséquences de cette guerre. Éviterons-nous qu’elle arrive jusque chez nous ? Attentats, meurtres, il y a un terrorisme insidieux et menaçant qui est une arme efficace pour propager la peur.
Aux États-Unis, Trump gouverne au gré des marchés financiers et de plus en plus comme un autocrate. Le personnage ne cesse d’affoler les commentateurs à force d’être imprévisible. Les dégâts politiques, économiques, sociaux qu’il inflige à la démocratie américaine sont-ils irréversibles ? À voir…