Le Marais en-chanté
Mireille Podchlebnik
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Dans le cadre de la semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la mairie de Paris organisait plusieurs évènements : expositions, conférences, projections etc.
A cette occasion et en lien avec le Mémorial de la Shoah, j’ai eu la chance de participer dimanche à un parcours de mémoire dans le Marais. Ce fut réellement une chance car je ne pensais pas vivre un moment aussi réconfortant en m’inscrivant à cette visite qui avait pour intitulé « Le Marais en-chanté ».
Nous étions un groupe d’environ 20 personnes avec beaucoup de jeunes ce qui, dans ce quartier aussi dense en population, aurait pu effrayer mais tout s’est déroulé en parfaite harmonie. Et la présence d’une jeunesse désireuse de connaître l’histoire des lieux est, me semble-t-il, un point toujours positif.
La conférencière nous a retracé l’histoire du quartier, de son origine avec le marécage, ses différentes constructions, ses vagues de migrations, ses lieux d’apprentissage et de culte jusqu’à ses transformations récentes de consumérisme à l’excès…
Devant les endroits les plus chargés d’histoire et de mémoire, une comédienne lisait des extraits de livres d’auteurs marquants tels que Georges Perec, Robert Badinter, Hélène Berr, Alain Vincenot etc.
Mais la plus grande surprise fut l’accueil à notre arrivée à l’angle de la rue Pavée et de la rue des Rosiers par deux musiciens klezmers, un clarinettiste et un accordéoniste jouant un air joyeux pour le plus grand plaisir de tous les passants. Nous ne nous attendions pas à ce qu’ils soient également nos accompagnants et avons profité à chaque étape de leur musique avec quelques chansons en français, yiddish et ladino (judéo-espagnol).
Nous avons aussi été gâtés de biscuits provenant d’une des pâtisseries emblématique de la rue des Rosiers. Tous nos sens ont été mis à contribution pour ce moment festif !
Et, bien que les lieux soient chargés d’histoires dramatiques : attentats, rafles, déportations des 260 élèves de l’école des Hospitalières Saint Gervais, la musique et la littérature ont transcendé ces évènements douloureux pour les rendre plus supportables tout en constituant un véritable hommage. La vie l’emporte et dans le contexte actuel du monde en folie, l’art est un apaisement..
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