Mon bouquet pour nature
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Dans l’appel ou suggestion à écrire autour de la Nature, Pierre cite des exemples larges, des pistes à suivre si l’on veut.
Je bute depuis la lecture de ce thème évoqué ne sachant par quel bout le prendre. Tant de chemins possibles, ceux des pas empruntés et ceux des lignes de texte à tracer. Puis je relis le message de Pierre et je vois le bouquet sur ma table.
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Jonquille, forsythia, muscari…
Je ne détruirais pas tout un parterre pour enfermer des fleurs dans ma maison, mais, quand mon fils me propose avant de partir de chez lui de cueillir quelques fleurs de son jardin avant de quitter la campagne de Saône-et-Loire que j’aime tant et il le sait, je n’hésite pas. Un bouquet sur une table remplace-t-il la nature en grand ? Je ne crois pas, mais je ne m’aventurerai pas dans les souvenirs de maison qui donnait sur les collines, de sentiers qui en nombre partaient de la maison, du potager et des fleurs qui poussaient à l’envi. C’était si beau, aujourd’hui, je n’ai pas envie de me faire mal en y repensant.
Il est là mon petit bouquet, depuis une dizaine de jours, c’est lui qui me salue au petit matin, c’est lui qui me ramène dans ces moments partagés récemment « en famille » trop courts et si doux. Ce sont ces fleurs, couleurs primaires vives, cette palette qui m’éloignent de la nature fabriquée de la ville pour me transporter en un regard au creux des bosquets bourguignons, si belle nature dont je ne me lasse pas.
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Plus qu’un souvenir de séjour, les fleurs me parlent. Elles évoquent la trop petite main qui entourait maladroitement les jonquilles lors de la cueillette familiale, répétée annuellement dans les bois à la bonne saison quand j’étais enfant. Narcisse, jonquille, muguet, que d’images restées intactes. Champs de fleurs en sous-bois, moquette colorée infinie dont les « Ah ! » ou les « Oh ! » accompagnant leur découverte rompaient le silence et excitaient le chant des oiseaux. Petits pas posés délicatement au bon endroit sous l’œil de mon père, « On cueille un peu, mais on n’abîme pas ! » Ce sont sans doute parmi mes plus beaux souvenirs, ces balades avec notre troupe au complet.
Ce matin, les fleurs donnent leur dernier souffle. Il est peut-être temps que je retourne chez mon fils…