Semaine apaïste et parisienne
Bernard M.
J’ai regagné mes pénates du sud-ouest après ma semaine apaïste et parisienne.
Voyage hier par un temps superbe, plaisir comme à l’accoutumée de laisser mon regard et mes pensées flotter au gré du paysage. Au point de n’avoir guère avancé dans la lecture qui ne m’accompagnait pas plus que je n’en ai profité pour écrire comme je le fais habituellement en profitant de ce temps suspendu du voyage…
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Cela revient avec la régularité des printemps ! Tous nos mois de mars sont marqués par nos retrouvailles associatives, puisque c’est à cette période que nous tenons l’assemblée générale de l’APA. Nous profitons de l’occasion pour tenir aussi conseil d’administration et bureau dans la foulée. Et également pour organiser une réunion publique sous forme de table ronde sur un sujet particulier. Cette année notre choix s’est porté sur une réflexion autour du Moi des historiennes et des historiens. J’ai trouvé cette table ronde particulièrement réussie, les intervenants, enfin plutôt les intervenantes (quatre femmes et un homme) ayant vraiment dialogué ensemble, ce n’était pas comme parfois une succession de points de vue juxtaposés sans beaucoup d’interactions. La table ronde a duré trois heures sans pause et sans que personne ne parte, ce qui est signe de la richesse et de l’intérêt des débats. Notre amie Michèle Perrot, trop fatiguée, n’a pu nous y rejoindre comme il était prévu, mais elle était omniprésente au travers des diverses interventions dans lesquelles elle a été amplement citée. Et bien sûr des articles des oratrices viendront enrichir le dossier sur ce thème qui sera le cœur du numéro de juin de La Faute à Rousseau.
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Après ce week-end fort chargé et assez fatigant (horaires assez lourds, tension intellectuelle, charge mentale, c’est par rapport à tout cela que je me dis qu’il serait temps que j’allège un peu mon implication associative), j’ai profité quelques jours de Paris, de mes enfants et de mes petits enfants (c’est facile, mon pied-à-terre parisien est mitoyen de leur appartement), et aussi des ressources culturelles de la capitale. Je me suis en particulier fait une sacrée semaine cinéma, presque chaque jour son film, mais j’ai aussi visité deux expositions que j’ai beaucoup aimées : le photographe Martin Parr au Jeu de Paume et Philippe Geluck au musée Maillol. Beaucoup de monde pour Parr, un peu trop, sans parler de la queue pénible lorsque l’on n’a pas pris son billet à l’avance sur internet, ce qui était mon cas. Au contraire un accès tout à fait fluide pour Geluck, une déambulation plaisante, je me suis régalé de l’humour du Chat, de son autodérision, de ses réflexions cocasses et qui souvent touchent juste et qui sont parfois profondes. Et c’était l’occasion de découvrir aussi d’autres aspects du travail de Geluck, au travers notamment de ses nombreuses interventions sur des plateaux de télévision ou au travers de sketchs désopilants qu’il a réalisés pour la télévision belge.
Mes salles de cinéma de prédilection à Paris, ce sont les Sept Parnassiens. Du coup je me suis trouvé passer à côté du cimetière Montparnasse à l’heure où l’on y enterrait Jospin. J’ai hésité à me joindre à la petite foule qui l’accompagnait. Cet homme était d’une étoffe qui semble manquer singulièrement dans le monde politique d’aujourd’hui. J’ai eu ma petite pensée pour lui, mais bon j’ai tout de même opté pour aller m’enfermer dans une salle obscure et filer sous le soleil de Tanger en compagnie de Carmen Maura pour le très beau film Rue Málaga, celui de mes quatre films parisiens que j’ai le plus apprécié, quoique les trois autres ne déméritaient pas (Les rayons et les ombres, Marty suprême, Les filles du ciel).
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Allociné | Rue Málaga