La nature dans mon jardin
Bernard M.
/image%2F1169248%2F20260417%2Fob_10d3d9_logo-nature.jpg)
Mon jardin n’est pas très grand. Moins de 500 m2. Et lorsqu’on enlève l’emprise considérable du cèdre qui en occupe le centre, cela en réduit encore la part utilisable. Mais pourtant, enserré qu’il est entre de hauts murs, entre la place centrale sur laquelle donnent les fenêtres de notre séjour et la place de la Mairie jusqu’à laquelle il s’étend, il constitue un havre d’accueil de la nature au cœur de la ville.
Les jardins urbains ont l’avantage d’être relativement à l’abri des pesticides qui restent malheureusement fort employés sur les cultures dans la campagne environnante. Du coup nous y avons pas mal de biodiversité. D’autant que les pies qui étaient assez présentes il y a quelques années ont disparu pour une raison que j’ignore. Elles avaient tendance à chasser les autres espèces. Depuis qu’elles ne sont plus là, nous avons vu le retour des merles, de rouges-gorges et de mésanges. Quand nous dînons sur notre terrasse, nous pouvons voir à l’approche de la nuit virevolter une ou deux chauves-souris. L’an dernier nous n’en avions pas vu, ce qui m’avait attristé, nous les aimons bien, nos gobeuses de moustiques. Je suis heureux de voir qu’apparemment, elles sont de retour.
Le fond du jardin, au-delà du cèdre, est un fouillis de plantes et d’arbustes sans doute un peu trop tassés pour que tous profitent comme ils devraient, mais cela donne un petit coin un peu sauvage et qui nous plait. S’y mélangent jeunes framboisiers, un buis qui a survécu aux attaques de pyrale d’il y a quelques années, des laurines et deux lilas en pleine floraison en ce moment, un parterre qui est un mélange d’iris et de (lesquelles ont tendance à être un peu envahissantes), enfin un jeune cerisier acheté sur le marché il y a trois ans, lui aussi complètement fleuri et dont on espère qu’il nous donnera de beaux fruits cette année (l’an dernier ça a été catastrophique, les cerises n’ont pas muri correctement, elles sont devenues brunes sans être passées par un murissement normal), et tout cela est dominé par un grand palmier dont on se demande ce qu’il fait là… La glycine accrochée sous nos fenêtres a beaucoup souffert du vent il y a quelques semaines et a perdu une bonne part de ses grappes avant la pleine floraison, l’effluve délicieux qui en remonte lorsque nous fermons nos volets le soir est modeste cette année. On attend la floraison de l’oranger du Mexique au parfum également particulièrement délicieux.
Le temps reste beau, mais s’est rafraichi. Nous avons eu quelques magnifiques journées déjà suffisamment chaudes pour tenter la baignade dans le lac. Je me suis laborieusement immergé jusqu’au cou, mais j’ai renoncé à nager, car la fraicheur serrait vraiment trop les cuisses et la nuque, l’eau devait être à 15 ou 16 degrés. Mais ce beau temps nous permet du moins de commencer à prendre nos repas sur la terrasse et l’on profite à plein en cette période de la courte saison des asperges…
/image%2F1169248%2F20260419%2Fob_839fbc_20260417gds-vie-bmp-la-nature-dans-mon.jpeg)