Ainsi va le monde (2)
Nadpic
Colorer le monde, s’isoler, se soustraire…
Après avoir écrit mon autre billet, témoignage d’un blues ambiant, plutôt que me soustraire, je suis partie à travers les rues de ma ville.
Une vendeuse me sourit, me souhaite le meilleur, ça commence bien.
Une après-midi est organisée dans « mon » cinéma autour d’un anniversaire : les 130 ans de la première projection cinématographique dans la cité.
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Une DeLorean en état de marche, copie à l’identique de celle de Retour vers le futur, est exposée devant le cinéma. Belle publicité pour l’événement. Même si on me le propose, je ne m’aventure pas à m’installer au volant, remonter le temps sûrement pas. Parfois c’est un peu compliqué de comprendre comment va la vie, mais risquer de me retrouver à l’âge de 20 ans, très peu pour moi !
Dédicace d’un ouvrage sur les cinémas oubliés dans le hall. L’auteur est un spécialiste de la ville et de ses divers trésors cachés.
Projection du film Lumière, l’aventure continue de Thierry Frémaux, sorti en 2025, son deuxième sur ce le même principe, superbe ode au septième art, beaucoup d’émotion et d’admiration. Tout y est déjà, l’œil sur les Gens, mis en scène si besoin, naturel si envie. Petits films montés entre eux pour en faire au final avec la voix off de Frémaux et la musique de Gabriel Fauré, une œuvre à déguster.
Dans le hall, ça papote. Avez-vous aimé ? Quel film avez-vous vu dernièrement ? Et vous…
Un verre de Crémant à la main et petits fours offerts. Rien de guindé, beaucoup de complicité. Le nouveau directeur me dit « Si j’ai décidé de quitter Lyon pour m’installer ici, c’est que derrière il y avait ça, ces possibilités d’organiser des événements où les gens répondent. » Je sens qu’il lui fallait une bonne motivation !
Les plus anciennes ouvreuses et ouvreurs viennent à moi, on se salue depuis tant d’années.
L’un se souvient encore de ma carte postale glissée en temps de Covid avec émotion.
Court métrage pas très bien réalisé, mais pour lien avec les séances d’autrefois, offert en début de séance et projection de Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore dans une salle archi comble, toutes générations confondues.
Prises de paroles avant/après.
Le bus et mon sourire me ramènent chez moi tardivement.
Je parlais d’une île ou autre pour oublier le mauvais, la veille ? Me voici dans un champ de coquelicots, peut-être ceux de Mireille, image cette fois d’un autre monde, coloré et doux, et je m’en réjouis.
Internet
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Wikipédia | Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore
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Wikipédia | Retour vers le futur de Robert Zemeckis
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Wikipédia | Lumière, l’aventure continue de Thierry Frémaux
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ici.fr | Cinémas oubliés de Dijon de Clément Lassus-Minvielle