La nature dans mon jardin, bis
Bernard M.
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Quelles poussées ! Après l’humidité de la précédente quinzaine, soleil et chaleur sont arrivés. Du coup c’est une véritable explosion de la végétation dans le jardin. Une vraie jungle ! On ne passait plus pour atteindre nos deux petits framboisiers plantés il y a deux ans et dont on espère les premiers fruits cet été. Des acanthes qui se multiplient avec une incroyable rapidité ont envahi tout le fond du jardin. Elles donnent de jolies hampes florales. Mais on a arraché une bonne partie des pieds pour laisser de la place à d’autres plantes, à nos framboisiers, à un parterre de glaïeuls et de tulipes qu’elles ont quasiment étouffés.
La glycine n’a pas été belle cette année. Une tempête de vent d’autan au moment où elle fleurissait a eu raison de ses belles grappes. Mais maintenant elle est en feuille, tapissant de vert le mur de la maison. Et les divers rosiers répartis dans le jardin ont aussi terminé leur floraison.
Lorsque nous déjeunons sur la terrasse le soir, nous profitons de concerts de nombreux oiseaux, dont, malheureusement, je ne sais pas reconnaitre les chants ou piaillements. Il y a des merles, des rouges-gorges, des mésanges, des martinets et des roucoulements de colombes dont il me semble qu’un couple s’est installé dans les hautes branches du cèdre. Sympas les oiseaux ! Non sans nous frustrer quelque peu : cette année le cerisier était plein de promesses et nous pensions pouvoir bientôt commencer à en déguster les fruits. Nous l’avions recouvert de tissus légers, accrochés aux branches avec des pinces à linge pour le protéger du bec des oiseaux. La technique avait bien marché l’an dernier, mais pas cette année : le cerisier a beaucoup grandi, rendant plus difficile de bien le couvrir. Les petits malins ont dû venir picorer les fruits par en dessous, tous, absolument tous, ont été boulottés ! Bon, nous n’avons plus qu’à acheter nos cerises au marché. Et à acquérir pour l’an prochain un filet de protection plus professionnel et plus efficace.
Accrochés à l’avant de la tonnelle, grimpe un chèvrefeuille et à son autre extrémité un jasmin. Les deux plantes sont en pleine floraison et dégagent de merveilleux parfums. S’y mêle aussi l’odeur délicieuse d’un oranger du Mexique qui s’enroule autour du tronc du cèdre et qui est lui en fin de floraison et ne sent plus guère. J’observe aussi nos deux pieds de vigne grimpant sur cette même tonnelle, j’espère que, comme l’an dernier, nous aurons une belle récolte permettant, outre la dégustation sur le moment, de faire quelques pots de confiture…
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