Chaud, chaud, chaud, l’été sera chaud…
Bernard M.
C’est l’été aujourd’hui. On a l’impression d’y être depuis deux-trois semaines déjà avec des températures exceptionnellement élevées pour un mois de juin… Jour le plus long de l’année. Mais pas le plus chaud d’après ce qu’on entend, et pourtant, ça va déjà sacrément chauffer ! Que nous réserve la suite de l’été ?
Ce matin je me suis réveillé à six heures au jour levant dans le raffut des étourneaux. Outre les platanes de la place de la mairie, ils avaient investi les hauteurs du cèdre du jardin autour duquel ils tournoyaient en piaillant à qui mieux mieux. Ces animaux sont très sensibles au bruit. J’étais allé chercher mon appareil photo pour prendre quelques images de leur manège, j’ai voulu ouvrir complètement le volet pour mieux les cadrer, le simple grincement produit par la manipulation des volets a suffi à les faire s’envoler à la seconde…
À midi d’un coup de vélo, nous sommes allés à la très agréable piscine municipale découverte, avec ses beaux arbres et belles pelouses. Elle n’a qu’un défaut, celui justement de n’ouvrir qu’à partir de midi et seulement le mercredi, le samedi et le dimanche. Du moins en juin, car elle est réservée pour les scolaires les autres jours.
Au retour pour la première fois depuis au moins trois semaines, nous avons renoncé à déjeuner sur notre terrasse. Bien que le soleil ne l’atteigne jamais, car elle est abritée par un auvent. Mais malgré tout, la température nous a paru étouffante et nous avons installé notre repas froid dans la cuisine derrière les volets fermés.
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Inutile de dire que nous ne manquons pas de faire une longue sieste. Puis activités d’intérieur, lecture, écriture… J’ai achevé un article pour le site de l’APA et pour La Faute à Rousseau sur le livre testamentaire de Serge Doubrovsy, Un homme de passage. Et j’ai lu dans la foulée Une fille de passage de Cécile Balavoine, une sorte de réponse de la bergère au berger, et je vais essayer d’en faire une note aussi dans les jours prochains. Le cinéma de la ville, qui est à cinquante mètres de chez nous offre aussi quelques occasions de se mettre au frais. La salle n’est pas climatisée, mais elle reste fort agréable dans un bâtiment ancien aux murs assez épais qui accueille, outre le cinéma la médiathèque et le conservatoire de musique et qui était autrefois la fabrique d’une spécialité locale, le Pippermint Get, à la bouteille aux formes caractéristiques. J’y ai vu et ai apprécié hier le dernier film d’Almodovar, Autofiction, pas mal, mais ce n’est pas son meilleur film, le propos se dilue parfois et l’histoire avec ses allées et retours temporels, avec ses personnages aux prénoms changeants est parfois assez confuse. Mais c’est lié à son sujet, qui est justement le rapport entre les personnes dans leur vie réelle et les personnages, tels que les construit le scénario que rédige le cinéaste qui s’apprête à en faire son film, bref le rapport de la fiction au réel et réciproquement, ce qui naturellement fait écho à mes lectures récentes.
Sur le soir nous avons fait un petit tour dans la ville où se mettent en place divers groupes musicaux locaux pour la fête de la musique. Ambiance plutôt débonnaire, les groupes sont répartis à des distances suffisantes pour que les musiques ne s’écrasent pas l’une l’autre et pas de sonos disproportionnées comme on a pu en connaître parfois dans notre quartier parisien de la Butte aux Cailles, au point qu’on avait fini par le fuir les 21 juin. C’est plus conforme à ce qu’était la Fête de la musique à ses débuts, permettre à des petits groupes d’amateurs, voire à des individus de sortir et de jouer pour les promeneurs et les riverains. Mais la chaleur restait très intense et on est assez vite rentré se mettre à l’abri de nos murs épais et de nos volets fermés.
Nous devons partir à Paris en milieu de semaine. Contrairement à nos habitudes, nous y allons en voiture, car nous partons ensuite en Bretagne où elle nous est indispensable. Nous comptions partir jeudi en partant à l’aube pour avancer le plus possible avant les très grosses chaleurs. Mais il semble que jeudi s’annonce comme une journée particulièrement chaude. On en est à se demander si on ne va pas repousser notre départ de quelques jours pour limiter le temps que l’on passera dans la fournaise parisienne. Les températures sont plus ou moins les mêmes qu’ici, mais elles sont bien plus dures à vivre dans une très grande ville. Les enfants nous disent que c’est épouvantable. J’y allais à cette date, notamment pour pouvoir participer en chair et en os au CA de l’association qui se tient vendredi. Malgré ma préférence pour les rencontres en présentiel, je me demande si je ne vais pas renoncer et me contenter de participer à la réunion en visio… On se laisse deux jours pour se décider…
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