À propos de « Mon 6 décembre 1988 » : éclairages
Malcolm
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Quelle émotion en découvrant la mise en ligne, dès ce 25 juillet, de mon précédent billet (en deux épisodes), et ses nombreux commentaires amicaux et empathiques ! Deux jours avant (le 23), j’en avais envoyé la simple « proposition » à Pierre. Sur un coup de tête, ou plutôt un coup de cœur. Comme je l’expliquais à Pierre dans ma transmission, je venais en effet de recevoir, le week-end précédent, la visite de mon ami d’enfance Alain D., et en fouinant dans mes archives à la recherche d’un simple mail prouvant que je lui avais bien transmis, au début de l’année 2018, copie d’un texte déjà adressé à ma famille et déposé à l’APA (« Chacun à sa façon », APA 3563.30) – ce que je n’ai d’ailleurs honteusement pu réussir à lui prouver… – je suis (re)tombé « par le plus curieux des hasards » (on aura compris, en lisant mon précédent billet, que ce prétendu « hasard » ne cesse de me narguer et de me perturber…) sur ce texte rédigé le 6 décembre 2018, à l’occasion du 30e anniversaire du décès de ma mère, et adressé uniquement à ma famille : mes frères et sœurs (nous étions alors encore sept), mes enfants, petits-enfants, et mes neveux et nièces. Mon texte qui se voulait apaisant (?) (les tensions étaient déjà nombreuses et douloureuses au sein de notre fratrie…) était accompagné d’un montage vidéo « In memoriam » sur une musique personnelle (« So much pain », ballade plutôt sombre et solennelle, composée 15 ans plus tôt, mise en ligne sur YouTube, et qu’il m’est arrivé d’utiliser en d’autres circonstances, tristement similaires…). Pour un observateur extérieur, texte et vidéo manquent passablement d’indications sur l’identité des personnes y figurant, toutes membres de ma famille. Par ailleurs, la photo de ma mère en tête d’article n’était pas de la plus belle qualité (d’où celle rajoutée ici !) : c’était celle figurant (encore aujourd’hui) en médaillon sur la tombe familiale des Nimier à Saint-Brieuc. Avant d’épouser (et, plus tard, le regretter…) un écossais plutôt « compliqué », ma mère était née Jacqueline Nimier. Pour l’anecdote, cette tombe familiale voisine celle de l’écrivain Roger Nimier et de sa propre famille (son père était cousin germain de mon grand-père maternel). Dans son récit autobiographique « La reine du silence », sa fille Marie écrit que chaque fois qu’elle se rend sur la tombe de son père, il pleut… Je n’ai jamais osé proposer à ma lointaine petite cousine d’y aller ensemble car, pour ce qui me concerne, mes recueillements sous le ciel costarmoricain ont toujours été ensoleillés (ne dit-on pas qu’en Bretagne — tout comme en Écosse — il fait beau plusieurs fois par jour ? Aujourd’hui, avec le dérèglement climatique, on risque même d’avoir du beau temps pendant plusieurs jours… n’est-ce pas, Bernard ?).
Dans mon mail de transmission, j’expliquais à Pierre (et je me permets de reproduire dans ce billet « explicatif » mes propres termes) que depuis l’aboutissement (réussi) de ma longue « randonnée mémorielle », le 2 mai dernier (cf. mon billet du 25 janvier), je me trouvais « en panne totale d’écriture (et de beaucoup d’autres activités…) » et que « pour tout dire, mon moral [n’était] pas des plus resplendissant… ». Mes projets de billets restent tout de même d’actualité et, si je parviens à m’y coller, ils contribueront certainement à me faire remonter la pente…
Je terminais mon message à Pierre ainsi : « C’est peu de dire que j’ai été vivement ému à la relecture de mes mots et les larmes me sont montées aux yeux. J’ai voulu partager cette émotion avec ceux et celles de ma seconde famille, l’APA, qui partagent leurs propres émotions sur ce blog, dont je ne rate pas un chapitre. »
Et c’est pourquoi, dans l’impossibilité actuelle pour moi de répondre à chacun des beaux commentaires qui m’ont été adressés, je me devais de rédiger ce petit billet de remerciements, du fond du cœur, d’une part à Pierre pour la mise en ligne immédiate de mon texte et à vous toutes et tous, chères et cher (à l’heure où je rédige ces mots), Anne, Nadpic, Christina, Maëlle, Wictoriane, Kata et Bernard, pour vos propres mots qui sont autant d’encouragements et de réconfort. Je ne raterais chacun de vos propres billets sous aucun prétexte ! Je m’y retrouve et, quelque part, ils me rassurent : je viens notamment de lire « Suis-je normale ? » et, chère Kata, sache que je me pose exactement la même question, et pour les mêmes raisons !
Je suis revenu dimanche du Festival Jazz in Marciac, que je fréquente depuis 35 ans et où j’ai pu pour la nième fois aller écouter, admirer, vibrer, devant Dieu lui-même (si, si ! Dieu existe, à mes propres yeux, bien sûr : celui des guitaristes !), Pat Metheny. Comme je l’espérais, et malgré une forte chaleur le premier jour, j’en suis revenu un peu requinqué, même si mon agoraphobie croissante (eh oui, je ne suis pas que « psammiophobe » !) me fait de plus en plus craindre ces rassemblements festifs (surtout, dans le cas de figure, peuplés d’une majorité de seniors… de mon propre acabit !), autant que la circulation routière estivale particulièrement dense (et lourdement empesée cette année, à notre retour, de ce ciel voilé et ces effluves aussi puissants qu’atterrants des lointains feux girondins…).
Ah, comme la musique fait du bien !
Mais, comme dirait Pierre (en écho à Elizabeth), « pourquoi je vous raconte tout ça ? ».
Internet
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Youtube | Trente ans déjà
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Grains de sel | VRP, certes, mais un tantinet « psammiophobe »
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Wikipédia | Pat Metheny