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Grains de sel
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Blog créé par l'Association pour l'autobiographie (APA) pour accueillir les contributions au jour le jour de vos vécus, de vos expériences et de vos découvertes culturelles.
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29 juillet 2026

À propos de « Mon 6 décembre 1988 » : éclairages

Malcolm

Quelle émotion en découvrant la mise en ligne, dès ce 25 juillet, de mon précédent billet (en deux épisodes), et ses nombreux commentaires amicaux et empathiques ! Deux jours avant (le 23), j’en avais envoyé la simple « proposition » à Pierre. Sur un coup de tête, ou plutôt un coup de cœur. Comme je l’expliquais à Pierre dans ma transmission, je venais en effet de recevoir, le week-end précédent, la visite de mon ami d’enfance Alain D., et en fouinant dans mes archives à la recherche d’un simple mail prouvant que je lui avais bien transmis, au début de l’année 2018, copie d’un texte déjà adressé à ma famille et déposé à l’APA (« Chacun à sa façon », APA 3563.30) – ce que je n’ai d’ailleurs honteusement pu réussir à lui prouver… – je suis (re)tombé « par le plus curieux des hasards » (on aura compris, en lisant mon précédent billet, que ce prétendu « hasard » ne cesse de me narguer et de me perturber…) sur ce texte rédigé le 6 décembre 2018, à l’occasion du 30e anniversaire du décès de ma mère, et adressé uniquement à ma famille : mes frères et sœurs (nous étions alors encore sept), mes enfants, petits-enfants, et mes neveux et nièces. Mon texte qui se voulait apaisant (?) (les tensions étaient déjà nombreuses et douloureuses au sein de notre fratrie…) était accompagné d’un montage vidéo « In memoriam » sur une musique personnelle (« So much pain », ballade plutôt sombre et solennelle, composée 15 ans plus tôt, mise en ligne sur YouTube, et qu’il m’est arrivé d’utiliser en d’autres circonstances, tristement similaires…). Pour un observateur extérieur, texte et vidéo manquent passablement d’indications sur l’identité des personnes y figurant, toutes membres de ma famille. Par ailleurs, la photo de ma mère en tête d’article n’était pas de la plus belle qualité (d’où celle rajoutée ici !) : c’était celle figurant (encore aujourd’hui) en médaillon sur la tombe familiale des Nimier à Saint-Brieuc. Avant d’épouser (et, plus tard, le regretter…) un écossais plutôt « compliqué », ma mère était née Jacqueline Nimier. Pour l’anecdote, cette tombe familiale voisine celle de l’écrivain Roger Nimier et de sa propre famille (son père était cousin germain de mon grand-père maternel). Dans son récit autobiographique « La reine du silence », sa fille Marie écrit que chaque fois qu’elle se rend sur la tombe de son père, il pleut… Je n’ai jamais osé proposer à ma lointaine petite cousine d’y aller ensemble car, pour ce qui me concerne, mes recueillements sous le ciel costarmoricain ont toujours été ensoleillés (ne dit-on pas qu’en Bretagne — tout comme en Écosse — il fait beau plusieurs fois par jour ? Aujourd’hui, avec le dérèglement climatique, on risque même d’avoir du beau temps pendant plusieurs jours… n’est-ce pas, Bernard ?).

Dans mon mail de transmission, j’expliquais à Pierre (et je me permets de reproduire dans ce billet « explicatif » mes propres termes) que depuis l’aboutissement (réussi) de ma longue « randonnée mémorielle », le 2 mai dernier (cf. mon billet du 25 janvier), je me trouvais « en panne totale d’écriture (et de beaucoup d’autres activités…) » et que « pour tout dire, mon moral [n’était] pas des plus resplendissant… ». Mes projets de billets restent tout de même d’actualité et, si je parviens à m’y coller, ils contribueront certainement à me faire remonter la pente…

Je terminais mon message à Pierre ainsi : « C’est peu de dire que j’ai été vivement ému à la relecture de mes mots et les larmes me sont montées aux yeux. J’ai voulu partager cette émotion avec ceux et celles de ma seconde famille, l’APA, qui partagent leurs propres émotions sur ce blog, dont je ne rate pas un chapitre. »

 Et c’est pourquoi, dans l’impossibilité actuelle pour moi de répondre à chacun des beaux commentaires qui m’ont été adressés, je me devais de rédiger ce petit billet de remerciements, du fond du cœur, d’une part à Pierre pour la mise en ligne immédiate de mon texte et à vous toutes et tous, chères et cher (à l’heure où je rédige ces mots), Anne, Nadpic, Christina, Maëlle, Wictoriane, Kata et Bernard, pour vos propres mots qui sont autant d’encouragements et de réconfort. Je ne raterais chacun de vos propres billets sous aucun prétexte ! Je m’y retrouve et, quelque part, ils me rassurent : je viens notamment de lire « Suis-je normale ? » et, chère Kata, sache que je me pose exactement la même question, et pour les mêmes raisons !

 Je suis revenu dimanche du Festival Jazz in Marciac, que je fréquente depuis 35 ans et où j’ai pu pour la nième fois aller écouter, admirer, vibrer, devant Dieu lui-même (si, si ! Dieu existe, à mes propres yeux, bien sûr : celui des guitaristes !), Pat Metheny. Comme je l’espérais, et malgré une forte chaleur le premier jour, j’en suis revenu un peu requinqué, même si mon agoraphobie croissante (eh oui, je ne suis pas que « psammiophobe » !) me fait de plus en plus craindre ces rassemblements festifs (surtout, dans le cas de figure, peuplés d’une majorité de seniors… de mon propre acabit !), autant que la circulation routière estivale particulièrement dense (et lourdement empesée cette année, à notre retour, de ce ciel voilé et ces effluves aussi puissants qu’atterrants des lointains feux girondins…).

Ah, comme la musique fait du bien !  

Mais, comme dirait Pierre (en écho à Elizabeth), « pourquoi je vous raconte tout ça ? ».

 

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Commentaires
M
Réponse à Anne. Pikasso est surtout le nom d’une guitare mythique de Pat Metheny. Je vous laisse deviner pourquoi…
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M
Et moi qui écrivais, dans un billet dédié, que je n'avais pas le temps de répondre et remercier chacune d'entre vous, me voici obligé de rajouter quelques mots pour remercier aussi Elizabeth, dont je reconnais bien (en l'admirant) la propre retenue. J'avoue ne pas forcément comprendre ce qui m'a pris de "m'exposer" ainsi. Coup de tête et/ou de cœur, ai-je dit, et certainement fragilité du moment... Vos commentaires m'apportent aussi des explications, des éclairages, un apaisement. Je les ai adorés, mais "du coup" (beurk !) je ne sais pas si j'oserai recommencer. On ne peut tout de même pas toujours se mettre à poil, en particulier en famille ! Je vais peut-être redevenir un peu plus "élizabéthain" (sourire à toi, chère Elizabeth) !<br /> Je voulais aussi dire que le message de Maëlle m'avait "scotché", non seulement par la pertinente beauté du poème d'Eluard (il faudra que je me procure ce recueil), mais aussi par l'évocation d'un "riff sur Pikasso" (non, ce n'est pas une faute d'orthographe) que j'ai accueillie comme un clin d’œil complice de la part d'une possible connaisseuse de mon guitariste fétiche (je me trompe, Maëlle ?).
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M
Non, pas d’erreur, la dernière fois que j’ai vu et écouté Pat Metheny en chair et en os, c’était, je crois, l’été 2023 au théâtre antique de Vienne (sud de Lyon, je suis lyonnaise), lors du festival “Jazz à Vienne”, auquel je me rends tous les ans, à part cette année. Un grand moment…
M
Merci à nouveau à toutes trois ! <br /> Anne, nous avions effectivement déjà évoqué entre nous votre magnifique expo à Marciac, visitée pour ce qui nous concerne le 30 juillet 2011 (15 ans déjà...). Je ne vous connaissais pas encore et j'avais osé prendre (sans vergogne... je recommencerais aujourd'hui, na !) moultes photos de vos œuvres, que je viens de retrouver dans mes archives (judicieusement classées, n'est-ce pas ?), notamment "Accords orangés" (de toi, je suppose) et "Le guitariste myosotis" (bois polychrome, de Patrick, je suppose aussi), particulièrement appréciées. Si l'une ou l'autre de ces œuvres était, par miracle, encore disponible, je craindrais fort de me laisser tenter par leur acquisition ! Tu me le feras savoir. Par ailleurs, si mes photos dérobées vous intéressent, sur un plan purement informationnel, tu me le dis aussi.
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A
Incroyable ! Tu es très organisé, de mon côté, je n'avais pas même les dates en tête, et toi tu retrouves tout ! (Grâce à ton journal, qui sait ?) Je veux bien, tu t'en doutes, recevoir des photographies de cette exposition... quinze ans plus tard ! (Si tu m'y autorises, je les glisserai même sur notre blog, souvenir inattendu qui surgit du passé !) Quant aux deux sculptures dont tu parles... je t'envoie un message privé... Un grand sourire !!!!!!
E
Cher Malcolm, j’ai lu moi aussi avec émotion tes deux récits du 6 décembre 1988, et ton PS de remerciements aux lecteurs. Je n’ai pas osé commenter les deux premiers, c’était trop intime (ceci n’est pas une critique, c’est juste la raison pour laquelle je n’arrive pas à écrire à ce sujet). Je me contenterai donc de prolonger ta question finale « mais pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? » Mais tu le dis toi-même plus haut, et très bien d’ailleurs : « J’ai voulu partager cette émotion avec ceux et celles de ma seconde famille, l’APA, qui partagent leurs propres émotions sur ce blog, dont je ne rate pas un chapitre. » <br /> Alors ce que je voudrais dire à la suite, c’est combien j’admire ceux qui confient à Grains de sel, à ce blog dont on ne remerciera jamais assez Pierre de l’avoir créé, leurs souvenirs intimes, leurs pensées personnelles, parce que j’en suis incapable. J’ai eu des blogs individuels et je les traitais comme celui-ci, c'est-à-dire comme un journal extime. Tout au plus, à l’occasion d’un sujet externe, je vais rajouter un détail qui le rattache à mon histoire personnelle. (exemple : https://apagrainsdesel.canalblog.com/2026/07/retourner-vers-la-prehistoire.html) Je ne peux pas faire plus, pardonnez-moi.
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A
Elizabeth, surtout n'écris pas "pardonnez-moi". De quoi faudrait-il le faire ? Chacun son mode de réflexion, sa façon de (se) raconter, sa manière d'être. Il n'y a rien à pardonner ! Merci à toi d'être une fidèle... lectrice... et participante, à ce blog, à TA manière. Chacun agit à sa façon. Ou pas, d'ailleurs... Il n'empêche : ta formule reprise désormais systématiquement par Pierre, puis par Malcolm, et par nous tous, j'imagine, intérieurement, prouve que tu participes totalement, intimement, à ce lieu d'expression. Tu es là, merci à toi d'exister. Mais ne laisse aucun sentiment de culpabilité te ronger : nous n'avons rien à te pardonner, ni à quiconque, j'en suis sûre ! (Avec mon air catégorique, je doute si souvent... de tout, de moi... de ce que j'écris, de ce que je n'écris pas... Comme tout le monde, certainement !)
M
Cela peut être un riff sur Pikasso qui requinque ou un poème comme celui-ci, par exemple, de Paul Éluard :<br /> <br /> La nuit n’est jamais complète.<br /> Il y a toujours puisque je le dis, <br /> puisque je l’affirme,<br /> au bout du chagrin,<br /> une fenêtre ouverte,<br /> une fenêtre éclairée.<br /> Il y a toujours un rêve qui veille,<br /> désir à combler,<br /> faim à satisfaire, <br /> un cœur généreux,<br /> une main tendue,<br /> une main ouverte,<br /> des yeux attentifs,<br /> une vie : la vie à se partager.<br /> <br /> (in “Derniers poèmes d’amour”)
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C
Magnifique poème... qui s'insère si bien à ces textes et commentaires. Moi aussi j'ai fait ma maitrise sur Éluard. Et il m'est toujours resté en mémoire, m'a accompagné au long des années... parce qu'il redonne toujours de l'espoir.
A
Amusant, j'évoquais il y a une heure des souvenirs de lycéen quand telle prof de français que j'aimais bien m'avait poussé à faire un exposé sur Eluard. D'une part, il est resté un de mes poètes préférés que je lis toujours, d'autre part, sa découverte n'est pas étrangère au fait que quelques temps plus tard, j'ai pris à mon tour la plume pour écrire des poèmes (sans lui arriver à la cheville).<br /> Dans les "Derniers poèmes d'amour" que cite Maëlle et qui sont parus après sa mort, se mêlent le deuil, l'érotisme, le renouveau d'un couple, plein de variations de l'amour tel qu'il n'a jamais cessé de les chanter de Gala à Nush et puis Dominique. Il nous éloigne de toutes les contraintes et de toutes les fatigues de la vie quotidienne.
A
Je réagis ici sur ce "k" de Maëlle accordé à Picasso... Avec Patrick, nous avons longtemps exposé à la galerie Pikinasso, à Roanne (elle n'existe plus depuis des années, désormais) : ce nom venait de la fille du galeriste, qui avait déformé l'identité de ce cher Pablo, lorsqu'elle était enfant. Au début, je n'aimais pas beaucoup ce choix, et puis nous nous sommes habitués, et finalement, je l'apprécie beaucoup, avec le recul ! Ce "k" est un plus... peut-être parce qu'on le retrouve dans "Patrick" !!! Les jours de vernissage, des "Pikiboys" et des "Pikigirlettes" proposaient un verre aux visiteurs, c'étaient les amis, adolescents, de ladite demoiselle, devenue un peu plus grande. L'un d'eux est devenu commissaire-priseur, par la suite... Il avait découvert les joies du milieu artistique en servant de l'eau pétillante ! <br /> <br /> Quant à Paul Eluard, c'est le poète sur lequel j'ai travaillé en maîtrise, puis DEA, comme on appelait alors les masters. (Mais à vrai dire, ce ne fut pas mon premier choix : les professeurs n'acceptaient que des auteurs connus, reconnus, ne voulaient personne de vivant ou qui sorte des sentiers balisés... J'ai toujours regretté de ne pas avoir fait mes études dans le périmètre dans lequel opérait Philippe Lejeune ! Je suis sûre que j'aurais travaillé sous sa direction, si je l'avais connu, alors ! Mais on ne refait pas sa vie, bien sûr...Zuk de zuk de zuk !
A
"Su much pain", heureusement que Kata a parlé du montage photo : je viens seulement à mon tour, grâce à son commentaire, de me pencher sur ce temps qui passe, "In memoriam"... C'est magnifique, la juxtaposition, les lieux, les situations, la famille qui grandit, se transforme, voilà qui raconte un peu de votre vie, de SA vie, de la tienne. Et comme l'écrit Christina, ça nous fait à nous (presque) autant de bien qu'à toi, certainement ! Ta maman serait très fière de toi !
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A
Merci pour ce doux merci, cher Malcolm. C'est vrai que les retours sous nos billets nous encouragent parfois à en rédiger d'autres, ou éteignent l'incendie, le flux, selon les fois... Comme tu l'écris, nous avons ici des réactions d'une autre famille que la nôtre, ce qui est très intéressant. <br /> <br /> Ta maman est magnifique, jeune et lumineuse, sur cette photographie ! <br /> <br /> Puisque tu parles de Marciac, en fidèle : tu as dû y voir une importante exposition de nos œuvres, il y a des années, forcément moins de 35 ans, c'est sûr, si tu n'as manqué aucune édition. Toiles, sculptures, sur deux étages, au centre de la grande place, derrière l'office de tourisme. Nous conservons un souvenir étrange — plus visuel que gustatif — du vernissage, en juillet : le foie gras, fourni en quantité exceptionnelle, dégoulinait sous le soleil, s'avachissait, fondait... Ce n'était pas un mois de juillet caniculaire, pourtant. <br /> <br /> Dernier point : je sens que tu remontes la pente... pour preuve, ces billets, que tu nous envoies. <br /> <br /> Belle fin d'été à toi.
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C
Merci Malcolm ! tu nous racontes tout ça parce que ça te fait peut-être (sûrement) autant de bien qu'à nous ! J'écris depuis nos mille mètres d'altitude, entre deux courants d'air, une température idéale à 29° toutes fenêtres ouvertes et avec en fond sonore un solo de trompette magnifique... je ne sais pas si c'est Miles ou un autre, mais l'ambiance y est. Pour avoir bourlingué dans le milieu du Jazz pendant très longtemps, j'apprécie ses bienfaits... <br /> Tout comme ceux de l'écriture et particulièrement les partages biographiques... dans lesquels je reçois autant que j'apporte, alors encore Merci ! et bonne suite d'été !
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K
D'abord, votre maman était vraiment une très jolie femme, on le voyait aussi sur la photo des premiers textes.<br /> Je viens de regarder votre album photos. On prend du plaisir à le regarder, Les personnes sont belles, avenantes, les bébés dans leurs bras et surtout sur les photos de groupe on voit que vous étiez une famille unie, heureuse d'être ensemble. <br /> Ce sont certainement pour vous et votre famille de très beaux souvenirs soutenus juste ce qu'il faut par un air de guitare d'un musicien nommé Malcolm ...
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W
Merci pour ce partage Malcom, je te souhaite de récupérer ton "inspiration" parfois elle éclot quand on ne l'attend plus (tard le soir, tôt le matin) et se nourrit de nos pensées présentes ou passées, reste plus qu'à se pencher pour la recueillir
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