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Grains de sel
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Blog créé par l'Association pour l'autobiographie (APA) pour accueillir les contributions au jour le jour de vos vécus, de vos expériences et de vos découvertes culturelles.
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6 juillet 2026

Bédouin, nuit, fraternité et barbarie…

Anne Poiré Guallino

 

Autre « Grain de sel » commencé dans ma tête il y a un moment, puis resté à l’arrêt, faute de temps. Faute de courage, aussi. Difficile à écrire, à synthétiser. J’aimerais avoir le talent de Pierre K. pour arrondir les angles, dans la nuance… Je sais ce sujet polémique, politique, et je ne comprends pas que l’on ait besoin de prendre des pincettes pour l’aborder, mais je veux encore pouvoir me regarder dans la glace.

Je me souviens, juste après le 7 octobre, d’une manifestation de soutien à la communauté juive, à laquelle nous avons tenu à nous rendre, Patrick et moi, à Roanne. Le petit nombre de personnes présentes nous a traumatisés. Nous avons été choqués en découvrant qu’en plus, nous n’étions qu’une poignée à ne pas être juifs, pour témoigner de ce qui me semblait un légitime soutien après un cruel attentat. Beaucoup devaient déjà se sentir bien seuls.

Depuis que j’en ai entendu parler, je n’ai jamais réussi à comprendre l’affaire Dreyfus, convaincue que pareille ignominie ne serait plus possible à notre époque. Naïve que je suis, que j’étais. Souvent, quand j’étais enfant, je me disais aussi : « Durant la Seconde Guerre mondiale, si tout le monde avait porté l’étoile jaune par solidarité, comment le gouvernement de Vichy et les Allemands auraient-ils pu arrêter les Juifs ? Ils n’auraient pas pu envoyer tout le monde dans des camps… » Bien sûr, la pensée n’est jamais collective, une société, forcément, se fracture, et c’est l’accumulation de petites lâchetés qui, sans doute, permet un glissement progressif vers l’impensable. Je n’imaginais pas voir, de mon vivant, entendre des propos à mes yeux inacceptables, assumés, y compris par des personnes supposées capables de réfléchir. Il n’y a pas si longtemps, certaines phrases, postures, étaient encore jugées comme scandaleuses, généralisations abusives, dangereuses, et maintenant, elles passent, comme si elles étaient normales.

Où veux-je en venir ? Mon titre l’indique à ceux qui connaissent les deux livres d’Arthur J. Essebag, parus chez Grasset, sous la direction d’Olivier Nora, le premier en octobre 2025, J’ai perdu un Bédouin dans Paris, le second en mai 2026, Même la nuit ne veut pas de moi. Comme je ne regarde pas la télévision, je ne connaissais pas franchement jusqu’à présent l’homme du divertissement, réduit à son prénom, ce visage « grand public ». En revanche, désormais, j’ai lu l’individu sensible, blessé, depuis le massacre du 7 octobre 2023, forcé en quelque sorte d’accoler à son prénom l’adjectif « juif ». Et la dimension autobiographique de ces deux documents fait qu’ils ont, me semble-t-il, toute leur place à l’APA.

Chaque vie compte, chaque cruauté est atroce, et bien sûr, je pleure aussi les morts palestiniens, libanais, iraniens, mais aussi tous les autres, d’ailleurs, ukrainiens ou russes. Voire soudanais, érythréens, et tous les autres. C’est la guerre qui est horrible, avant tout. Que le Hamas, mouvement terroriste incontestable, utilise la population de Gaza pour asseoir ses positions est épouvantable. Mais que, dans pratiquement tous les pays du monde, un antisémitisme décomplexé, qui se cache derrière un « antisionisme » qui ose se croire de bon aloi, puisse se multiplier me fait frémir. Arthur raconte comme dans un journal intime, par petites phrases simples, juxtaposées, parfois presque un poème en vers libre, une incantation, ce choc, le bouleversement ressenti face aux faits perpétrés volontairement par de violents terroristes, puis le glissement vers des abandons de plus en plus perceptibles, autour de lui. Regards fuyants, flots de haine. Il est protégé désormais par plusieurs agents de sécurité, en permanence, parce qu’il est célèbre. Mais les autres ? Il raconte la peur, autour de lui, dans son métier, dans sa vie quotidienne. Les nombreux « amis » perdus, ceux qui ne veulent plus travailler avec lui, parce qu’ils le jugent, ou parce qu’ils ont peur pour eux.

Je n’ai pas lu ce témoignage tout de suite, à vrai dire, dès qu’il est sorti : je pensais que je pourrais l’emprunter rapidement à la médiathèque départementale. Je l’ai demandé, il n’est jamais arrivé. Simple hasard, sans doute. J’ai donc fini par commander le premier, puis le second volet. Je les ai dévorés. Patrick, idem. Très inquiète de voir monter au quotidien cet antisémitisme purulent, décomplexé, j’entends rarement des mots coupants, définitifs, contre le Hamas. Les gens ont tellement peur de paraître islamophobes. Comme si les extrémistes étaient l’islam. J’espère que ce n’est pas le cas ! Désormais, les boycotts se multiplient : être lycéen, étudiant, chanteur, cinéaste, dessinateur de bande dessinée, simple touriste, pas même né en Israël, de confession juive, place d’emblée sur liste rouge.

Tortures, otages, barbarie volontaire semblent oubliés, pire, justifiés, excusés. Beaucoup semblent ignorer que l’on peut être musulman israélien. Les clichés sur le « nettoyage ethnique », l’« apartheid », la « colonisation », l’« épuration ethnique » pullulent. Étrangement, le mot « génocide » est d’ailleurs arrivé avant même la riposte de Netanyahou. (Bien sûr, pas question d’excuser les choix de ce monsieur non plus !) La confusion entre personnes habitant Israël et Juifs du monde entier relève peut-être d’une cruelle mise en scène ? Face à une indignation à géométrie variable, toutes les barbaries sont effroyables. Mais le résultat, pour Arthur, est une « orgie antisémite à ciel ouvert ».

Choquée par cette normalisation de la haine, cette diabolisation sélective, sans pitié, ces manipulations, je refuse de regarder ailleurs… Je refuse de me taire. Et comme Arthur l’écrit : « Qu’on ne se méprenne pas. Critiquer Israël est légitime. Être horrifié par la guerre aussi. La compassion n’est pas un crime. Ce qui en est un, c’est de remplacer la pensée par l’anathème, le droit par l’incantation et la complexité tragique d’une guerre par l’accusation la plus extrême qui soit. » Je n’appartiens pas à cette « communauté », dévastée, si ce n’est celle des Hommes. Face au silence quasi collectif, je me répète que ce n’est pas aux Juifs de tous pays, seuls, de défendre leur cause.

Récemment, j’ai voulu éviter de me fâcher avec une proche qui abusait du terme « génocide ». J’ai déjà donné ici mon opinion sur cet emploi hyperbolique, outré, utilisé de façon orientée. J’ai préféré me taire, face à elle, me disant : « Elle ne peut pas comprendre ma démonstration, inutile de lutter pour rien. » En réalité, chaque petite compromission, lâcheté, laisse la place à ceux qui se font entendre, « antisionistes » accusateurs, vociférants sans nuance. Si je ne défends pas, à mon tout petit niveau, ces extrapolations et injustices, qui le fera ? C’est à chacun d’entre nous, pas seulement à Arthur ou à moi-même, de défendre l’idée d’une fraternité, équitable. Face à ce problème complexe qui pourrit en partie le monde contemporain, soyons nuancés, avec le plus possible d’objectivité.

J’ai aimé ces pages émouvantes, humaines, qui se veulent justes. Au départ, je n’avais pourtant pas trop envie de me pencher sur ce récit : quelqu’un de la télé ? Bof ! J’avais de puissants a priori sur ce nanti. Comme quoi… je généralisais, aussi, dans un autre domaine. J’ai voulu me faire mon opinion. Au détour des pages, j’ai découvert l’amitié d’Arthur pour Sophia Aram et Caroline Fourest, notamment, dont j’apprécie la pensée et la logique. Et le soutien, tiens, juste humain, au passage, de Nicolas Demorand !

Ces livres m’ont touchée. Moi qui ne suis pas juive, je le répète, je veux simplement faire ma part, ne pas être lâche ni complice. On naît par hasard quelque part, on n’a pas à être stigmatisé pour autant, et j’ose répéter que les généralisations sans fondement sont toujours abusives.

 

Commentaires
T
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce texte ni avec la plupart des commentaires.<br /> Les actes antisémites sont abominables, et ils augmentent : c'est une chose documentée. Cela ne doit pas conduire à euphémiser ce qu'il se passe à Gaza et en Cisjordanie.<br /> <br /> Vous devriez lire ou écouter Omer Bertov (si ce n'est pas déjà fait). C'est un historien israélo-américain spécialiste de la Shoah, politiquement modéré, qui a récemment qualifié de génocide les violences commises sur les Palestiniens. Peut-être que ses analyses ne vous feront pas changer d'avis, mais je vous souhaite qu'elles vous stimulent et vous nourrissent.<br /> <br /> Amicalement malgré les divergences,<br /> Titouan
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T
Merci pour votre réponse, Kata. Ce que vous dites des crimes commis par l'armée russe est fondé, je crois d'ailleurs qu'une commission d'enquête européenne travaille sur le sujet. Mes origines russes et mon attachement à cette culture ne m'empêchent pas d'entendre les allégations de génocide visant la Russie.<br /> <br /> "La qualification de génocide n'est pas une opinion" : vous avez raison de le rappeler, ça me permet de dissiper les malentendus éventuels.<br /> <br /> Le génocide est une notion juridique très précise. Il arrive que cette notion soit utilisée de façon inconséquente, pour disqualifier un adversaire politique ou un groupe social : d'où, j'imagine, la réticence que je lis dans cet article et dans les commentaires. <br /> <br /> Mais la notion de génocide ne relève pas seulement du champ juridique : elle est également un objet de recherches en sciences humaines. Elle n'est pas un anathème mais permet d'intelliger une situation (si ce n'était pas le cas, il vaudrait mieux l'abandonner).<br /> <br /> En l'occurrence, les crimes commis en Palestine ne sont pas seulement qualifiés de génocide par une poignée de militants fanatisés et secrètement antisémites, mais par des institutions respectables et des chercheurs rigoureux (j'ai déjà cité Omer Bertov, chercheur mondialement reconnu pour ses travaux sur la Shoah, mais il est très loin d'être le seul).<br /> <br /> Au fond, je ne suis pas choqué par les réticences à employer ce terme. Chacun(e) se débrouille avec Isräel et la Palestine comme il (elle) peut. L'important, c'est de chercher à comprendre ce qu'il se passe (ici comme ailleurs - en Russie par exemple) en tâchant de connaître ses biais et de ne pas les laisser nous amoindrir intellectuellement.<br /> <br /> Si la Palestine recueille tant de soutien actuellement, ce n'est pas parce que les Palestiniens seraient des créatures éthérées et les Israéliens des monstres.<br /> C'est parce que la situation est tout à fait affolante. Contrairement au conflit russo-ukrainien (dont il ne s'agit pas de nier que les populations civiles souffrent terriblement), le conflit à Gaza est complètement asymétrique. Il met en jeu une grande puissance militaire (Israël) et un groupe terroriste très dangereux mais aux moyens limités (le Hamas). Ensuite, la quasi totalité des victimes sont des civils ; le nombre estimé d'enfants tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023 est sans équivalent dans les conflits militaires contemporains. Je ne dis pas ça pour faire pleurer dans les chaumières. Je voudrais juste vous faire comprendre sur quoi se fonde le sentiment d'urgence qui anime les mouvements de soutiens aux Palestiniens, qui sont en fait des mobilisations pacifistes et anti-autoritaires.<br /> <br /> Certes, il y a d'autres systèmes d'oppression dans le monde. Un exemple qui me tient à cœur et dont on parle trop peu, le Sahara Occidental revendiqué et occupé par le Maroc. <br /> Mais une fraction de notre société (à laquelle j'appartiens) a le sentiment que ce qui se passe entre Israéliens et Palestiniens a et aura une importance capitale dans le présent et le futur - tout comme la guerre en Ukraine. D'ici quelques décennies, je pense que ce conflit sera largement considéré comme un traumatisme majeur à l'échelle de l'histoire humaine. Mais ce n'est qu'une opinion qui n'a que peu de valeur en soi.<br /> <br /> Un dernier point. L'équivalence souvent établie entre judéité et assentiment à la politique de Nétanyahou est très dommageable pour les personnes juives - lesquelles n'ont pas à répondre des crimes commis par l'armée israélienne. Anne Poiré Guallino soulève ce problème dans son compte-rendu de lecture. Mais si je comprends bien, Arthur attribue l'origine de cette confusion aux détracteurs de la politique israélienne. Pourtant, cette opération falsificatrice vient en grande partie des médias pro-Nétanyahou qui disqualifient toute critique de ces crimes par des accusations d'antisémitisme. <br /> Voici donc ma dernière suggestion : veiller à bien séparer judéité et décisions politiques israéliennes - sous peine de se vautrer dans l'antisémitisme si l'on est révolté par les crimes commis sur les Palestiniens, ou de minimiser les crimes de Nétanyahou si l'on se sent solidaire d'Israël en tant qu'État juif.<br /> <br /> Mon message est déjà trop long : j'espère que vous ne le jugerez pas trop ennuyeux ou déplacé. <br /> Au plaisir de vous lire (sur cette question délicate ou ailleurs sur le blog).
K
bonjour Titouan. Je viens de voir que vous aviez mis un commentaire sous le texte "Bédouin, nuit, fraternité et barbarie…" Je me permets de vous répondre. Vous pensez bien que je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. Le terme "génocide" a été défini en droit pénal français :<br /> <br /> – atteinte volontaire à la vie ;<br /> – atteinte grave à l'intégrité physique ou psychique ;<br /> – soumission à des conditions d'existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe ;<br /> – mesures visant à entraver les naissances ;<br /> – transfert forcé d'enfants.<br /> <br /> Cette définition rejoint d'autres définitions données sur le plan international (cf Wikipedia, par exemple). Il n'empêche que, comme l'écrit la juriste Catherine Grynfogel qui alerte sur les usages abusifs du terme<br /> "la qualification de génocide n’est pas une opinion" : <br /> <br /> Je préfère encore l'article de l'ONU : https://news.un.org/fr/story/2025/09/1157483<br /> António Guterres s’en remet aux juges de La Haye, tout en condamnant une réalité « absolument intolérable ».<br /> Poutine fait la même chose en Ukraine que Neatnayahou à Gaza et personne ne parle de "génocide" ? Ah oui, il n'est pas juif et les Ukrainiens ne valent pas les Palestiniens. Allez dire ça aux centaines de morts et aux milliers d'enfants kidnappés
C
Le pire dans tout ça c'est qu'on ne sait jamais dans quelle mesure nous ne sommes pas perpétuellement manipulés. Je compatis de tout mon coeur pour chaque être en souffrance, de quelque bord qu'il soit. Mon premier mari était à moitié arménien, quant à ma famille actuelle, protestante, huguenotte, elle a aussi été obligée de fuir lorsque l'Edit de Nantes a été révoqués... Je ne crois plus en rien, ni en personne et surtout pas dans les politiques.
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A
Une amie depuis plus de quarante ans, juive, m'écrit, après avoir lu ce billet, et sans oser ajouter le moindre message ici : " Fais quand même attention à toi… Le soutien aux juifs actuellement peut être très dangereux." Cette situation est-elle normale ?
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K
Je ne dirais pas que le soutien aux juifs peut être dangereux actuellement, mais c'est vrai qu'il faut faire attention. Je n'ai pas entendu parler de représailles physiques, mais des personnes que je croyais amies me tournent le dos, parce que j'ai fait remarquer que les Palestiniens n'étaient pas les seuls à souffrir et que, tant que le gouvernement israélien n'est pas jugé par le TPI, on ne peut employer le terme "génocide" qui est un terme juridique. Le TPI parle de "crimes de guerre" et de "crimes contre l'humanité"... mais dire ça, c'est comme cracher en l'air ...<br /> Anne, j'admire votre courage.
M
Merci Anne pour ce texte réconfortant de solidarité, il y aurait beaucoup à dire sur ce retour d'un antisémitisme qui a toujours existé et qui flambe actuellement ravivant beaucoup d'inquiétude... mais comme Pierre en ce moment la fatigue liée la canicule ralentit mes pensées et mon désir d'écriture, peut-être aussi une.forme de lassitude et de découragement devant ce qui semble mener vers l'inexorable...
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A
Mireille, rien n'est inexorable, je l'espère. À nous tous de lutter, pied à pied, parole contre parole, pour que l'humanité la plus juste — et la paix — en sortent grandies. C'est peut-être encore possible...
M
Oui, merci ! En ces temps ténébreux, votre parole libre fait grand bien !
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K
Anne, si vous saviez comme votre texte m'a fait du bien ! et j'espère que beaucoup de personnes le liront. Juste avant j'avais lu un article de Mediapart sur Rima Hassan et les commentaires m'ont épouvantée tellement ils puent l'antisémitisme et pas seulement l'antisionisme. Je pense qu'une partie sera dépubliée mais ils montrent ce qu'est devenue notre société, à porter aux nues des gens comme Rima Hassan la copine de JL Mélenchon. Certains écrivent même que le massacre du 7 octobre a été perpétré par l'armée israélienne !!!<br /> Je suis non pas de confession juive mais d'origine juive, donc juive athée. Je ne lirai peut être pas les livres d'Arthur ... <br /> Je n'arrive pas à ne m’appesantir que sur le sort des Palestiniens en pensant à tous les peuples en train de se faire massacrer. Pour mes idées, qui rejoignent totalement les vôtres, j'ai été virée d'une association où j'étais bénévole depuis 18 ans, parce que je maintenais que dans les statuts de l'association il était clairement signifié ni politique, ni religion L'association à but humanitaire ne devait permettre les remarques politiques continuellement pro-palestiniennes, puisqu'elle devait accueillir tout le monde, juif et non juif, de quel que pays qu'il ou elle arrive.<br /> J'ai retrouvé des articles de Maurice Rajsfus, très connu pour sa verve anar anti-police, qui a écrit une phrase que j'ai adoptée, "je suis étranger par héritage", puisque ses parents étaient venus en France échapper à quelques pogroms ... tout comme les miens.<br /> Encore un grand grand merci pour votre texte, très sensible et si juste.
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W
rassurez-vous Anne : vous n'êtes pas seule et vos écrits témoignent sans aucun doute de votre talent, comme vous je suis abasourdie de voir comment on "laisse faire et dire" autant de haine sur notre territoire, sans que personne qui a la vox populi (média, politique etc...) ne trouve à redire. Je suis très pessimiste sur notre avenir commun si on continue à se laisser (télé)guidé par des ennemis de la France et de nos libertés.
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