Chroniq’hebdo | D’un été incertain, de l’actualité, de la nature, de la violence
Pierre Kobel
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Bizarre que cet été avec la semaine du festival Voix Vives dont l’édition 2026 a été soumise à de flagrants manques de moyens. Cela s’est vu à la réduction du nombre de scènes, aux problèmes matériels à répétition, à l’impéritie des conditions de réception des poètes invités. J’ai essayé de traduire dans mes chroniques de La Pierre et le Sel, le plaisir des rencontres, le bonheur de nombre de textes qui font la force de la poésie contemporaine et donnent à espérer au-delà des contingences de toutes sortes.
Et puis ailleurs, ces incendies dramatiques dont on a senti les odeurs jusqu’ici, à des centaines de kilomètres, ces incendies qui traduisent inexorablement le réchauffement de notre climat, mais que personne n’a voulu voir venir, les politiques et les gens d’argent par intérêt cupide, nous pour s’aveugler dans notre confort matériel, dans un bien-être doucereux, dans une soumission faussement rassurante à une pérennité des choses qui n’existe pas.
En septembre, nombre d’entre nous seront près de Toulon pour un long week-end d’échanges. La nature sera au cœur de ces derniers. Celle que nous célébrons, celle que nous défendons. L’actualité leur donnera plus que jamais de poids et j’espère que toutes les contributions reçues dans ce sens renforceront nos espérances et participeront d’un optimisme difficile à croire, mais qui reste la seule source de vie.
Car, dans cet entre-deux d’incertitudes et d’appréhensions, je continue de recevoir vos billets, mes amis, et je m’en réjouis à chaque fois. Dans ce temps estival, vous continuez à garder l’énergie des mots, la vivacité de vos convictions (n’oubliez pas d’aller lire les commentaires après chaque article, même s’ils n’apparaissent pas assez dans la page d’accueil !), l’émotion universelle de vos souvenirs, le plaisir du partage.
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Il y a deux jours, nous étions sur les berges du Canal Royal, en train d’assister à un tournoi de joutes nautiques qui opposaient, barque bleue contre barque rouge), les poids lourds de ce qui reste un sport, mais qui s’habille de traditions entre coutumes désuètes et beuveries festives. À voir ces jeunes hommes se percuter violemment avant de se retrouver dans l’eau, je ne sais ce qui prime en moi du spectaculaire joyeux ou du refus de cette violence physique, ici sous les atours de la tradition, mais partout exacerbée pour notre plus grand mal !
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« Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? » (ELC)