De l’intime et du léger
Nadpic
Les feux, la chaleur qui va revenir, les hommes et leurs armes en illimité. Difficile de respirer cet été !
M’est venue ce matin en écriture, une scène de vie légère, une bouffée d’air frais dans toutes ces inquiétudes.
« Avec des noyaux d’abricots ! »
Une adorable employée d’un institut de beauté me fait cette réponse. Ces établissements ne me voient pas souvent, côté codes que je ne possède pas : il faut appliquer ceci pour cela, il faudrait enlever, ajouter, bref, côté travaux à faire sur ma personne et mon renoncement, ma non-envie de la norme absolue, mes finances, la carte de fidélité est obsolète.
Mais parfois, quelques gestes pros. sont bienvenus.
Et voilà que cette jeune fille me dit qu’ils vendent des noyaux d’abricots pour faire des « gommages ». Bête noire depuis l’adolescence, quelques jours seulement à pouvoir porter une robe tant ces poils se cachent et les crèmes, les gants qui grattent n’y peuvent rien.
Dans cet antre de la beauté formatée, ils vendent des… noyaux ! Évidemment, j’ai envie de plaisanter : Combien le kilo, je vous en mets des bien mûrs ? Je me contente avec humour, de lui demander s’ils ont quelque chose de spécial ou si je peux faire la même chose avec les noyaux des fruits que je comptais aller acheter sur le marché ! Pas sûre que sa patronne ait apprécié, mais elle me dit sans hésiter que c’est exactement pareil.
Et là, après un tour aux halles, me voilà en action.
Quatre jours après, une semaine après, j’en pleurerais, c’est magique. Depuis plus de 50 ans, je galère avec ça et une caresse d’abricot était simplement LA solution, douce, très douce, pas chère, naturelle.
Ma sœur me dit « Mets-en au congélateur ! » On rit.
J’ai depuis fait un petit stock pour l’hiver, ça évitera parfois de porter des collants opaques !
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