Didier Decoin est mort
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Didier Decoin a raconté à propos de son livre « Je vois des jardins partout » :
« Les jardins ont été, quantitativement et qualitativement, le paysage le plus récurrent et le plus constant de mon existence. En écrivant ce livre, je me suis aperçu qu’il n’y avait pas d’école de vie plus sûre ni plus charmante qu’un jardin. On y apprend la patience, l’humilité, le silence, la beauté. Oui, jardiner, c’est penser, mais penser par avance, imaginer, anticiper ce qui va sortir de terre – et dans quel désordre ou quelle harmonie innés ça va surgir. »
Cet amoureux des mots aimait aussi la terre, celle qu’on cultive, celle qui dévoile peu à peu ce qu’elle cache durant de longs mois parfois.
Les scènes qu’on a pu lire, celles qu’il a écrites dans ses romans, ressemblent à cette puissance, cette attente mystérieuse, ce désordre et cette harmonie.
Il m’a offert un des plus grands chocs de lecture avec « John l’enfer ». Je lui devais bien quelques mots à mon tour pour le remercier et le saluer une dernière fois.
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Wikipédia | Didier Decoin