Goooal ! (1)
Malcolm
Non, non, ce n’est pas de foot dont je veux parler, juste après cette désastreuse ( sinon suspecte… ) Coupe du monde qui vient de s’achever. Pourtant « footballeux » dans ma jeunesse ( mais retraité de ce sport dès la trentaine… ) et spectateur fidèle de la Coupe dans le passé ( j’ai loué ma première télé pour regarder celle de 1978 en Argentine, déjà entachée de suspicions diverses, et le putschiste général Videla inspirant peut-être déjà notre inimitable Donald pour le show final… ), j’avoue n’avoir regardée celle-ci que du coin de l’œil ( ce qui m’a été déjà suffisant pour être pour le moins lassé par ce que j’ai pu en voir… et je ne parle pas que du jeu ). Donc non, je n’ai pas « marqué » de but splendide, mais j’en ai seulement atteint un, et un seul, visé de longue date, comme je l’ai évoqué dans un précédent billet ( « VRP, certes, mais un tantinet psammiophobe » ) et, plus anciennement, dans la Page blanche de la FAR n° 89, très apamicalement sollicité que j’avais été pour cela par Elizabeth. Alors, de quel but s’agit-il ? Eh bien voilà, ce 2 mai dernier, jour de mon 75e anniversaire et comme espéré, oui, j’ai « réussi » ! C’est-à-dire que je suis ( enfin ) arrivé chez moi, au terme de cette longue randonnée dite « mémorielle » qui devait, telle que je l’avais imaginée, me conduire, à pied, de mon lieu de naissance en Suisse ( Versoix, près de Genève ) à mon lieu ( hautement probable, sauf imprévu… ) de fin de vie au fin fond de mes Deux-Sèvres d’adoption. Certes, j’avais initialement prévu de parler de Versoix le 2 mai 2019, jour de mes 68 ans, et de réaliser le trajet ( estimé alors à un millier de km ) d’une seule traite et en une soixantaine de jours ( m’inspirant des expériences de Sylvain Tesson, Axel Kahn, Jean-Christophe Rufin, et j’en passe… ). C’était sans compter quelques sales moments de « very bad years » au début de mon aventure ( bien des années ont passé depuis, mais la plupart d’entre elles continuent de me paraître tout aussi « bad », pour bien d’autres raisons et nombre de sujets évoqués dans bien des billets de ce cher blog, auquel je ne participe pas assez moi-même, mais que je ne cesse de déguster… merci à toutes et tous ! ). Ce furent donc d’abord une malencontreuse chute d’échelle et quatre côtes fracturées, moins de deux mois avant mon départ prévu, qui m’avaient fait brutalement… atterrir ! S’y étaient ajoutées tendinites et douleurs articulaires diverses liées à un entraînement sans doute mal conduit, et aussi – plus éprouvant encore au plan mental – les maladies et décès à peu d’intervalles de deux de mes frères, en 2019 et 2020, cela, qui plus est dans le contexte des confinements successifs de la Covid… Je renonce alors à ma rando « d’une seule traite » et m’emploie à « saucissonner » mon parcours initial en « sections » que je vais réaliser en fonction d’opportunités d’emploi du temps et de créneaux météorologiques favorables ( et aussi de l’état de ma vieille mécanique corporelle… ), mais au final pas toujours dans l’ordre chronologique en raison, entre autres, des diverses périodes de confinement. Ainsi, ce n’est qu’à l’automne 2019, en fin de convalescence de mes côtes cassées, que je vais pouvoir enfiler pour la première fois les bretelles de mon sac à dos pour une petite « mise en jambes » d’une centaine de km en cinq jours le long du Canal du Nivernais, loin de mon lieu de naissance, certes, mais avec déjà dans mon viseur un lieu d’enfance chéri : l’Yonne. J’atteins alors Auxerre, mais je ne pourrai la rallier à nouveau, et intégrer cet « échauffement » ( en tant que septième section de mon parcours général, qui en comptera finalement 15 ), que deux ans plus tard… Je ne me mettrai en effet véritablement en route ( ou plutôt « en chemin » ) qu’à l’automne 2020, mais là encore – confinement oblige, et frontière suisse fermée – je ne pourrai partir que de Pougny ( Ain ), côté français, d’où je rallierai en sept jours et 150 km, et en suivant le Rhône, notre chère Ambérieu ( où, devant la télé de ma chambre d’hôte, le soir du 28 octobre, j’apprendrai de la bouche de notre « Manu national » la poursuite de la guerre anti-SARS-CoV2 et la décision d’un second [ deuxième ? ] confinement pour le surlendemain : retour immédiat au bercail, sans même pouvoir passer à la case APA comme je le voulais, un des lieux bien signifiants évidemment pour moi de cette rando « mémorielle » ! ). [ À suivre ]
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