Goooal ! (7)
Malcolm
Samedi 2 mai, 7 h 45. Rassemblés devant chez mon fils Ewan. C’est le grand jour et, cette fois, je ne pars pas seul. Notre départ est prévu à 8 h du Pont aux Roses, à Melle. Comme annoncé et craint depuis quelques jours, un violent orage vient d’éclater. Une foule d’éclairs zèbrent le ciel et la foudre frappe à plusieurs reprises, et pas loin de la maison. Objectivement ( ? ), c’est un vrai feu d’artifice !!!
Une sorte de bouquet final ? S’y ajoute une grosse pluie, juste au moment de monter en voiture… C’est Anaïs qui nous conduit, dans son « Dacia Stepway ». Pour ce début du « finale », nous sommes sept : Ewan, Anaïs, Liam, Lauren, Yvric, Delphine et moi, plus Shy ’m bien sûr ( déjà présentée plus haut, la douce compagne quadrupède de nombre de mes sorties pédestres dans le coin ).
La pluie tombe drue pendant tout le trajet jusqu’à Melle ( un petit quart d’heure ). De quoi m’inquiéter… Mais non, miracle ! La pluie cesse dès notre débarquement sur le parking et notre mise en chemin devant le Pont aux Roses. Dans ma famille, nous avions l’habitude de dire que, pour les événements importants, survenait toujours un petit rayon de soleil au bon moment, grâce à notre maman qui, de là-haut, pouvait bien sûr, à elle toute seule, chasser tous les nuages… Sacré souffle, tout de même, Maman ! En tout cas, merci encore une fois pour ton opportune intervention ce matin ! Ah, si je pouvais souffler mes 75 bougies aujourd’hui avec la même énergie…
La distance de Melle à « la Tuilerie de Mortefond » ( là où j’habite ) n’est, par la route directe, que d’environ 7 km. Mais pour agrémenter cette toute fin de parcours, j’ai souhaité emprunter le « Ruban vert », encore une voie verte sur le tracé d’un ancien chemin de fer, reliant Melle à Celles-sur-Belle ( ma commune d’appartenance ), où nous avons aussi rendez-vous, devant sa splendide Abbaye royale ( du XIIe siècle ), au km 10 du jour, avec le reste de mes accompagnants. Pour les 5 derniers km, nous sommes donc maintenant 14. Nous ont rejoints : Nicole, bien sûr, les deux filles d’Anaïs, Marielou et Soline ( oui, une autre que la sainte, mais tout aussi adorable ! ), ma petite-fille Eline, notre cousine Geneviève, son frère Philippe ( grand marathonien devant l’éternel, quoiqu’un peu sur le tard : il a quand même réussi l’exploit de courir au moins un marathon sur chacun des sept continents – j’ignorais jusque-là qu’il y en avait sept – et même à en faire un livre ! Malheureusement, il y aura aussi bien usé ses genoux ! ) et son épouse Marie-Astrid. Manquent à l’appel du jour ( snif ! ) mon second fils, Kevin, et sa compagne Marie, mais eux ont sauvé leur mise du jour en m’accueillant au départ de cette dernière section et à l’arrivée de la précédente – voir plus haut – et ils nous rejoignent tout de même à l’arrivée, pour l’apéro ! Manque aussi – ô tristesse ! – ma grande et adorable petite-fille Zίa, qui est de son côté en pleine période de contrôles de fin de master ( bravo au passage, ma grande, pour ton beau succès ! ).
Photo de groupe, devant l’Abbaye, sous l’immense tilleul de la Place du Rochereau. Ce beau et dense abri végétal s’est présenté à point nommé pour nous protéger tous de la nouvelle grosse averse qui s’abat sur notre jolie petite troupe. Nous patientons quelques minutes, juste le temps que Maman réalise que j’ai à nouveau besoin de son aide… Et, pourtant encore haletante de son effort de ce matin, elle nous produit un bon second coup de souffle, qui rouvre provisoirement le ciel et va nous protéger jusqu’à… l’arrivée : il se remettra à pleuvoir juste au moment où nous franchirons notre portail d’entrée !
Car ça y est, oui, je suis arrivé ( j’y suis arrivé ! ) au bout de ces… 1432 kilomètres. En 67 jours, certes, mais aussi en 15 « sections » réparties sur… pas loin de six années : pas vraiment un « exploit », donc ! Et c’est sûr qu’entre-temps, je me suis pris un sacré coup de vieux !
Je peux quand même crier : « GOOOOOAL !!! » [ À suivre ]
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