La révélation du barrage du Chartrain
Anne Poiré Guallino
Impossible d’égaler la fraîcheur et l’exotisme de la Finlande, que nous fait sympathiquement découvrir Bernard, en ces temps de canicule. Mais… hier matin, avec Patrick, nous avons pu nous régaler en un lieu pittoresque beaucoup plus proche, assorti de relative température vraiment honnête, tout en pensant très fort à l’APA, je vous dirai bientôt pourquoi.
Et tout ce plaisir, à moins de cinquante kilomètres de chez nous. Pas mal, non ?
Jamais nous n’étions allés jusque-là, et pourtant, comme tout le monde, nous filons parfois bien plus loin, évidemment.
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Ce qui a suscité notre curiosité, c’est d’apprendre que poussait tout près de ce barrage le douglas le plus haut de France. Comme nous avons vraiment aimé le roman de Richard Powers L’arbre-monde, nous ne regardons plus les forêts de la même façon. Aussi avons-nous décidé de rendre une visite de courtoisie à ce vaillant végétal.
Sur place, surprise, nous avons découvert qu’il avait été planté, avec une centaine de ses congénères, au moment de la construction d’un barrage, mis en service en 1892.
Le bien plus que centenaire est toujours là.
Quelle vue spectaculaire, si près de chez nous ! Comment avons-nous pu l’ignorer si longtemps ? Eh bien, même si ce « douglas président » est reconnu comme « arbre remarquable », géant le plus haut de tout notre continent, j’ose avouer qu’il ne nous a pas épatés autant que ce magnifique barrage. Certes, sa cime est inégalée en Europe, et il continue à grandir, néanmoins j’ai trouvé qu’il ne pouvait pas rivaliser avec cette belle et solide construction, faite par l’homme, à la fin du XIXe siècle. Avec ses 221 mètres de long, ses 52,75 de haut, le barrage offre d’ailleurs une vue magnifique… notamment sur les douglas !
Sur place, soudain, le nom m’a fait réagir.
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J’ai alors repensé à Patrick Chartrain, rencontré il y a quelques années avec son ami aux Journées de l’APA, en compagnie de Nancy Guri Duncan et de François, son génial amoureux photographe.
Grâce aux clichés que nous avons ramenés de ce lieu magique, cet Apaïste a découvert qu’un lac porte son nom ! Il l’ignorait…
Notre association est partout présente, finalement, où que l’on aille, loin, ou tout près. Et même à la racine d’un tronc monumental.
Je vous fais profiter de la vue… Prenez-en plein les yeux, et imaginez le parfum, extraordinaire. Hum, comme c’est bon…
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