Un été 26
Catherine Bierling
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Le ciel grisonne
Court répit entre nos journées de friture
S’éternisant
Nos âmes se recroquevillent
Desséchées
Telles les feuilles du figuier
Ses fruits ratatinés
Pas de récoltes
Pas de confitures à l’automne.
Ne sortir qu’aux heures vespérales
Quand le ciel devient encre sombre
Il est permis d’abreuver nos arbres
Ouvrir les volets pour laisser entrer la nuit
Un maigre semblant de fraicheur.
La vie, comme au ralenti
Économie de mouvements
De pensées, de paroles
L’été que j’aimais
S’est enfui
Ne reste qu’une brûlure
Un trou de cigarette creusé dans la mémoire.