Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Grains de sel
Grains de sel
Grains de sel

Blog créé par l'Association pour l'autobiographie (APA) pour accueillir les contributions au jour le jour de vos vécus, de vos expériences et de vos découvertes culturelles.
Voir le profil de apagds sur le portail Canalblog

Newsletter
Commentaires récents
14 août 2026

Voyage musical

Mireille Podchlebnik

 

Quelle bonne idée ce petit jeu proposé par Pierre. A priori rien de plus simple que de s’y prêter mais en approfondissant la question, il se révèle bien plus compliqué qu’il n’y parait. Une autre façon de se livrer, de dévoiler une part d’intimité peu explorée jusque-là !

 

Comme certains d’entre-vous, j’ai beaucoup de mal à travailler en écoutant de la musique et encore moins s’il s’agit de chansons qui nécessitent trop d’attention. J’ai besoin de me concentrer dans le silence. Les chansons peuvent par contre m’accompagner lorsque je suis occupée à une tâche manuelle comme faire la cuisine ou le ménage car elles m’encouragent mais jusqu’à un certain point seulement. Parfois lorsque la tristesse ou une certaine nostalgie m’envahit j’écoute aussi des airs pas toujours très gais qui renforcent évidemment ces sentiments, ce qui s’apparente peut-être à une forme de masochisme !

 

La liste qui suit se construit au fil de mon écriture comme un pur hasard, s’il en existe vraiment!

 

  • Summertime de Gershwin interprété par Giora Feidman à la clarinette, ce musicien qui à l’instar de Benny Goodman m’aura donné envie d’apprendre la clarinette sur le tard tant le jeu de cet instrument « me prenait aux tripes ». D’ailleurs je l’écoute en écrivant et en ressens toujours la même émotion.

 

  • Sultans of Swing de Dire Straits faisait partie de nos morceaux favoris avec mon ex mari dans nos années de jeunesse. Je me suis mise à le réécouter en boucle il y a quelques années peut-être par nostalgie de ma jeunesse et par une attention plus marquée pour le jeu des guitaristes, à celui de Mark Knopfler en particulier.

 

  • San Francisco de Maxime Le Forestier que je chantais à mes enfants en de nombreuses circonstances lors de promenades, randonnées ou parfois pour les endormir….je ne pense pas qu’ils aient oublié la « maison bleue adossée à la colline »..

 

  • Suzanne de Leonard Cohen qu’une professeur d’anglais avait eu la bonne idée de nous apprendre au lycée, ce qui avait nettement amélioré l’assiduité et les notes des élèves ! J’écoutais ses chansons lisais ses romans et sa poésie. Les paroles à l’époque n’étaient pas traduites sur les disques et s’atteler à cette tâche constituait un long et difficile exercice. J’écoute encore parfois Hallelujah qui me rappelle le moment inoubliable que fut son dernier concert à Bercy en 2013.

 

  • L’auvergnat de Georges Brassens, voilà une plongée dans le passé car mes parents écoutaient déjà Brassens dans l’atelier de mon enfance où musiques et chansons accompagnaient régulièrement leur travail de couturiers. Ce fut à mon tour ensuite, je connaissais par coeur les paroles que je chantais assez faux d’ailleurs et j’ai constaté que mon fils ainé l’apprécie aussi ainsi que d’autres chanteurs qui ne sont pas vraiment de son époque comme Léo Ferré, Philippe Clay, Serge Reggiani etc...

 

  • A Yiddishe Mama écrite en 1925 par Lew Pollack et Jack Yellen, interprétée par Régine qui chante en yiddish avec un accent parisien, en tout cas pas avec l’accent de ma mère ! C’est l’une des chansons évoquée en introduction, qui ne remonte pas vraiment le moral mais qui s’avère parfois nécessaire d’écouter !

 

  • Laissez-moi danser de Dalida que j’ai découvert et apprécié tardivement après avoir vu plusieurs reportages sur sa vie et en découvrant son disque d’or. Certaines de ses chansons donnent envie de danser et chanter … Je lui trouve un sacré courage pour avoir renouvelé et adapté son répertoire en fonction des modes surmontant tant qu’elle a pu les épreuves tragiques de sa vie.

 

  • I walk the line de Johnny Cash, un musicien et chanteur compositeur que j’apprécie également par l’action qu’il a mené auprès des détenus. Je l’écoutais lorsque je travaillais au ministère de la Justice et après avoir visité la prison de la Santé en me demandant (tout en sachant que non!) s’il aurait pu s’y produire comme il l’avait fait de son temps à Folsom.

 

  • Les mains d’or de Bernard Lavilliers, une chanson que j’avais envisagé de faire passer dans ma salle d’attente lorsque je recevais les salariés d’entreprises pas toujours bienveillantes mais cela aurait été contraire à ma neutralité obligée de façade.

 

  • La Symphonie n°5 en do dièse mineur de Gustave Mahler, un musicien que mon plus jeune fils apprécie et qu’il m’a fait connaître. Je ne pouvais pas terminer cette liste sans musique classique car si je n’ai pas l’érudition de mon père et de mon fils dans ce domaine, elle a toujours accompagnée ma vie. Mon père assidu de Radio Classique enregistrait les morceaux qui lui plaisaient sur des cassettes audio qu’il classait minutieusement et qu’après sa mort j’ai du trier pour n’en conserver que quelques-unes comme j’ai eu l’occasion d’en parler un jour dans un article du blog.

 

Et ayant achevé cet « exercice » je vais maintenant pouvoir m’installer confortablement pour l’écoute attentive que cette musique requiert.

Merci Pierre d’avoir initié ce voyage musical !

 

Commentaires
K
Dans votre liste, j'avais sauté Léonard Cohen, qui m'avait fortement influencée, calmée lorsque j'étais mal. Je viens de mettre un message à Claire C. Je n'étais peut être pas encore apte à le réécouter. Mais une semaine à repenser à ma vie d'avant grâce à toutes les chansons éditée ici m'a été bénéfique. Faudra-t-il chanter les louanges de Grains de Sel ?
Répondre
K
A propos de " A Yiddishe Mama ", je voulais chercher un peu d'où je connaissais cette chanson, peut être ma grand mère... ? En cherchant, j'ai trouvé cette version chantée par Salim<br /> https://secondhandsongs.com/work/184947/all<br /> Je trouve formidable ce mélange, juif-arabe. Je me dis qu'un jour on doit arriver à de nouveau nous entendre. La musique doit jouer son rôle, elle adoucit les moeurs
Répondre
M
🙂 …
C
Que de souvenirs dans toutes ces mélodies ! merci de les réveiller !
Répondre
M
J’ai trouvé A Yiddische Mama dans une traduction française, chantée par Rika Zaraï, et aussi par Fanny Ardant. Je ne sais pas si la traduction est bonne, mais l’expression “tendre force de la nature”, pour qualifier cette mère, m’a paru attachante, et la voix de F. Ardant, plus douce que celle de Régine.
Répondre
M
En effet Maëlle et Aznavour l'a chanté aussi ainsi que tant d'autres car tout le monde finalement a une mère juive....mais de toutes les versions anglaises, françaises, hébreu, arabe etc..ce sont celles interprétées en yiddish qui m'émeuvent le plus!
N
https://etrange-savoir.over-blog.com/2020/01/le-rubis.html<br /> <br /> Jeter la clé ! Je pense :<br /> Je conte cette histoire (lien) et j'ajoute que le villageois cherche, cherche encore la clé de sa maison pour protéger sa pierre mais il ne la trouve pas, il n'en a jamais eu besoin...<br /> J'apprends à nouveau en ville à fermer ma porte à clé mais ça faisait des années que j'avais oublié ce réflexe.
Répondre
M
Je ne comprends pas le yiddish, mais la mélodie me plaît et je trouve les paroles caressantes (?). Je crois que je n’oublierai jamais la maison bleue accrochée à ma mémoire, peuplée de lumière et de fous, qui ont jeté la clé, ni tout ce que je connais de Brassens, ni Suzanne, ni Summertime…
Répondre
N
"Les mains d'or " oui, bien sûr !
Répondre
D
San Francisco, de Le Forestier...tout l'esprit des Soixante-huitards est résumé dans ce vers "ceux qui vivent-là ont jeté la clef" ! A l'époque, ils rejetaient la possession des choses, la société de consommation ! Combien sommes-nous restés fidèles à cette philosophie ?
Répondre
Mode d'emploi

Adresser votre texte (saisi en word, sans mise en page, en PJ à votre mail) à l'adresse :

apagds@proton.me

- Envoyez si possible une image (séparément du texte). Cliquez sur les images pour les ouvrir en grand
- Précisez sous quel nom d'auteur il doit être publié
- Merci de ne pas adresser de textes trop longs afin de laisser son dynamisme à la lecture. Des billets de 2000 à 4000 signes environ sont les plus adaptés à la lecture dans un blog.
L
es administrateurs du blog se réservent le droit de publier un texte trop long de façon fractionnée.


 

Archives