Chroniq’hebdo | Des Journées de Massacan
Pierre Kobel
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Les amis qui connaissaient l’endroit nous en avaient dit le plus grand bien. Et le week-end fut à la hauteur de ce que nous en attendions, en ville certes, mais à quelques mètres de la mer dont certains ont profité sous ce soleil automnal et doux qui nous a accompagnés durant ces rencontres.
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Dès l’arrivée ce vendredi, ce fut l’occasion de retrouvailles comme nous en avons l’habitude chaque année. Un moment d’accueil, un premier repas pris ensemble et nous assistons au spectacle de la première soirée, promenade entre musique et poésie et extraits de journaux.
Le lendemain, et de même le dimanche, nous commençons par les préludes, lectures de textes par ceux d’entre nous qui le souhaitent, mise en bouche des heures à venir et retour aux textes déposés à Ambérieu.
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Nous enchaînons avec la première table ronde Autobiographie et écologie, dont les quatre intervenants, Jean-Philippe Pierron, Elizabeth Legros Chapuis, Françoise Genevray et Catherine Soudé sont des représentants significatifs des rapports que nous entretenons avec la nature, de façon globale ou plus précise, par nos actions comme par les écrits.
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Les déjeuners sont aussi des moments importants pour apprendre à mieux se connaître, à se découvrir pour certains, cela dans une atmosphère d’amitié et de détente qui fut celle de tout le week-end.
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L’après-midi est consacré aux ateliers et la météo favorable nous conduit à nous disperser dans le domaine, au gré des tables d’extérieur et des recoins propices à se regrouper pour parler et écrire intimement.
Le soir c’est le chœur Le Madrigal de Provence, sous la direction de Marion Shürr, qui nous offre une heure de chant dans la nuit de l’amphithéâtre.
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Le temps d’une nuit réparatrice, nous commençons ce deuxième jour avec un programme similaire. La table ronde Écriture de soi et écopoétique avec Emmanuelle Tabet, Jean-François Bourgain, Stéphanie Chanvallon et Virginie Gautier met l’accent sur l’observation de la nature et ce que l’écriture poétique peut apporter à son appréhension. Ceux d’entre vous qui me connaissent ne s’étonneront pas que je me sois grandement réjoui de la place que la poésie a eue durant ces journées. Alors que les passerelles avec l’autobiographie ne sont pas toujours évidentes, elle trouve avec la nature, un champ propre à s’exprimer et à participer de sa protection, du respect que nous lui devons et sans doute aussi de la réappropriation de nous-mêmes à laquelle elle peut conduire.
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Quelques heures encore pour d’autres ateliers, pour profiter de la nature du parc et c’est l’heure du départ, entre souvenirs heureux et le regret de ne pas pouvoir les prolonger.
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Je terminerai avec ce beau poème que George Sand écrivit à sa petite fille Aurore, poème que nous a transmis l’ami Alain.
La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.
Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.
Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.
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« Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? » (ELC)
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