Va- t - il falloir vivre autrement ?
Martine B.
L’épreuve de la pandémie est une véritable opportunité pour comprendre comment, bousculés par des évènements de toute nature : sanitaires, climatiques, économiques et sociaux, on en est arrivé là,
Pour Boris Cyrulnik cela s’explique par le fait que notre civilisation a oublié qu’on était qu’un morceau de nature et que si on abîmait la nature on s’abîmerait avec. On est allé beaucoup trop loin, trop vite, notre civilisation a fabriqué le virus et il va falloir la repenser.
La course au bonheur nuit à notre environnement, hors ce qui nous rend heureux en tant qu’humains, c’est le triomphe contre le malheur. Dans nos territoires géographiques où tout est à portée de la main, on a plus le plaisir d’être plus fort que la mort.
La crise sanitaire et sociale sans réelles perspectives réduit le lien social, elle favorise un isolement difficile à vivre psychologiquement. En fait on s’adapte à cette situation, on s’engourdit devant les écrans, on arrête de penser et les plus vulnérables commencent à craquer. Cette expérience tragique montre à quel point on a besoin des autres pour devenir soi-même et être bien.
Mais après ce chaos social et sanitaire, le risque est de donner le pouvoir à un dictateur, certains y pensent pour remettre en place ce qui a provoqué la catastrophe, d’autres, dont je fais partie, pensent qu’il va falloir changer de cap pour pouvoir vivre mieux et pour cela vivre autrement.
Oui, mais comment ?
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