La nuit
Anne-Marie Krebs
La nuit

Ouvrir la porte aux murmures du soir
au chant des cigales
à l’ombre des arbres
qui veillent sur nos nuits
Ouvrir la porte à toutes les étoiles
qui poussent leur lumière au-delà d’elles-mêmes
pour mieux nous l’offrir
Ouvrir la porte
aux murmures de la nuit
qui nous habite.
Ce beau poème de mon amie Claudine Mussawir résonne intensément en cette période de canicule…
Au retour d’une semaine dans le Queyras, au frais, me voilà replongée dans la touffeur de l’été provençal. Les journées sont oppressantes, les après-midi surtout, on reste à l’abri du cagnard sous le ventilateur, on réduit son activité à la lecture et on somnole sur son bouquin… Mais le soir on revit. Quand arrive la nuit, la douce nuit provençale, on sort pour un concert, un opéra ; on retrouve des amis pour un apéro dans un jardin, un pique-nique dans un parc… un spectacle sous les étoiles.
Au cours de voyages dans les pays nordiques, j’avais été fascinée par le soleil de minuit, par les jours sans fin en Finlande, en Norvège. L’absence de nuit a quelque chose de magique : partir randonner à 22 heures, voir le soleil baisser sur l’horizon, puis remonter sans avoir disparu c’est féerique ! Mais à chaque retour en Provence j’ai savouré avec intensité la beauté de nos nuits d’été, leur douceur, leur tendresse…
Ta voix murmure
Au creux de la nuit
Tes mots musiquent
Au creux de mon oreille
La lune veille
Ton cœur s’est blotti
Au creux de mes bras.
Les nuits d’été apportent un répit et invitent au mouvement autant qu’au repos :
Valse vagabonde
Virevolte
À trois temps
Je te danse
Je te caresse
Douce arabesque
D’une nuit d’été
Claudine parle si bien des belles nuits du sud !
Internet
-
Éditions Henry | Claudine Mussawir
-
Recours au poème | De sel et de sable
