Éprouvant !
Bernard M.
Houla, ça ne s’arrange pas, côté température ! Nous devions partir hier pour la capitale en voiture. Nous avons renoncé pour nous épargner huit cents kilomètres de route dans la canicule et pour rester un peu moins de temps à Paris. Nous partirons donc dimanche à l’aube, vers six heures…
Nous tentons désespérément de maintenir de la fraîcheur dans la maison. Fenêtres et volets largement ouverts de minuit à l’arrivée du soleil, donc fermeture vers huit heures côté chambre plein est, réouverture timide des volets en début d’après-midi pour avoir un peu de lumière, mais fenêtres maintenues fermées pour empêcher l’air chauffé de rentrer. Du côté de la place, de nos bureaux et du séjour, fermeture totale volets et fenêtres dès le début de l’après-midi, ça chauffe beaucoup plus plein ouest, le soleil tape longuement et directement et l’air de l’après-midi est évidemment bien plus surchauffé. Ça, c’est en gros. Après, il y a les aménagements de détails. Si je compte lire un moment l’après-midi sur le canapé du salon, je ménage un petit interstice entre les deux battants des volets, ça serait un comble tout de même de devoir allumer l’électricité pour lire en plein après-midi… Et peu à peu l’intérieur de la maison se réchauffe. Qu’est-ce que ça doit être dans les maisons qui n’ont pas murs épais et volets efficaces ? Notre cuisine, qui est au rez-de-chaussée et que les rayons du soleil n’atteignent jamais reste un peu plus fraîche. De même que le grand hall d’entrée commun à tout l’immeuble et dans lequel s’ouvre l’escalier qui dessert les appartements des étages. Je me souviens que mon grand-père aimait s’installer là l’été à une petite table avec son livre et sa boisson, sa faisant saluer par les visiteurs et les locataires, occasion de petits échanges aimables et d’interactions sociales pour le vieux monsieur. Le samedi en particulier, jour du marché, le défilé était incessant…
Hier nous n’avons vraiment pas bougé. Je suis juste sorti pour acheter le pain et effectuer une course alimentaire dans la petite supérette de la place. Nous avons même renoncé à aller à la piscine. L’idée du petit kilomètre en vélo à effectuer dans chaque sens dans une rue en plein soleil nous a dissuadé. On aimerait bien y aller tôt, mais la piscine est fermée, réservée le matin aux scolaires jusqu’au début juillet et n’ouvre à l’ensemble du public qu’à partir de midi. Et nous n’avons pas eu envie de prendre la voiture pour monter jusqu’au lac… Bien évidemment il n’est plus question de manger sur la terrasse, même abritée par l’auvent. Nous déjeunons et dînons dans la cuisine, le plus au frais possible.
Après-midi consacrée à l’écriture et à la lecture. J’ai avalé les nombreux billets du blog que j’avais en retard et j’ai pris quelque avance dans l’écriture de mes propres billets. Et j’ai presque terminé une note de lecture sur Une fille de passage que je posterai sur le site de l’APA.
Je me sens très fatigué. Je dors mal, de façon hachée et au matin, je m’éveille sans grande énergie. Cette fatigue est sûrement liée à la canicule, mais je crains que ce ne soit pas la seule raison. Il y a quelques années je ne ressentais pas une telle fatigue lors d’épisodes similaires. Peut-être étaient-ils moins intenses et moins durables, mais il n’y a pas que ça. Je crains fort que la vieillerie y ait sa part et contre ça, malheureusement, il n’y a rien à faire…
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