Désherber…
Bernard M.
En haut de ma TO DO LIST figure depuis plusieurs mois la mention « désherber et ranger ma bibliothèque ». Celle-ci est répartie entre mon bureau (livres anciens, livres venus de mes grands-parents), notre chambre (récits, romans grand format), le séjour (livres d’arts, bandes dessinées), la « bibliothèque », qui est une ancienne grande salle de bain dont tous les murs sont recouverts d’étagères (livres d’histoire et de sciences humaines, mes deux cents volumes de la Pléiade, les livres de cuisine et les albums photos du temps où on en faisait, mes collections de La Faute à Rousseau, d’autres documents APA et d’autobiographies, les livres de poche, mes livres d’enfant, Idéal-Bibliothèque, Bibliothèque Rouge-et-Or et bien sûr de nombreux titres de la fameuse bibliothèque verte, des bandes dessinées encore et des revues, Beaux-arts et Connaissance des arts achetés lors de visite d’exposition ainsi que les hors-séries de Télérama… Auxquels s’ajoutent de nombreux cartons d’archives…
Ceux-ci sont au sol et c’est là que le bât blesse désormais. Il me devient bien pénible de m’asseoir au sol ou de me mettre à genoux pour aller farfouiller dans ces boîtes et tout aussi pénible de me relever lorsque j’ai terminé mes explorations. La première mesure, ce serait donc d’éliminer une partie du contenu de ces cartons, puis de dégager de l’espace en hauteur pour y transférer ceux qui resteraient.
À cela s’ajoute le rangement nécessaire des livres nouvellement acquis qui, pour l’instant, n’ont trouvé de place que… sur le manteau de la cheminée de mon bureau en des piles qui s’élèvent de plus en plus et dont je finis par craindre qu’elles ne se retrouvent par terre… Gros boulot à prévoir pour réintégrer tout cela dans les rayonnages correspondants au type de livre et en respectant en outre l’ordre alphabétique des auteurs…
Alors me dira-t-on quelle idée de racheter des livres et des livres, alors même qu’il serait si simple et si économique de les emprunter dans une bibliothèque ? On aura raison. Mais pourtant, je continue sans réduire la voilure. Idée que peut-être j’aurais envie de relire… Certes, mais les années passent, le temps qui reste se réduit, je ne relis rien malgré quelques velléités (je me suis replongé pendant un temps dans un Pléiade Giono), car je préfère découvrir de nouvelles œuvres. Sentiment d’avoir tout cela à portée, comme une rassurante et merveilleuse présence… Vieille pulsion collectionneuse qui m’a toujours accompagnée (ah oui, j’ai aussi dans le haut de ma bibliothèque mes albums de timbres, résultat d’une passion qui a été assez obsessionnelle à l’adolescence, mais depuis combien d’années n’en ai-je pas ouvert les gros volumes ?)…
Bon, allez, je cause, je cause, mais il faudrait que je m’y mette. Nous devions partir jeudi, mais nous repoussons notre voyage à dimanche pour limiter notre temps de présence à Paris sous la canicule. Ce serait le moment de commencer un peu pendant ces longues après-midis où l’on reste cloitré dans la maison pour éviter d’aller affronter la chaleur extérieure…
Sauf que… Ce travail, mine de rien, est assez physique… Et à s’agiter, même dans une maison aux murs bien épais et aux volets clos, certes, mais dans laquelle, malgré toutes nos précautions, la température monte peu à peu à peu, on se retrouve assez vite à dégouliner…
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